wikifr.info

Fermanville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre

Fermanville
Fermanville
Le phare du cap Lévi.
Image illustrative de l’article Fermanville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Maire
Mandat
Nicole Belliot-Delacour
2020-2026
Code postal 50840
Code commune 50178
Démographie
Gentilé Fermanvillais
Population
municipale
1 274 hab. (2018 en diminution de 7,61 % par rapport à 2013)
Densité 110 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 05″ nord, 1° 27′ 21″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 136 m
Superficie 11,60 km2
Type Commune rurale et littorale
Aire d'attraction Cherbourg-en-Cotentin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Val-de-Saire
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
Fermanville
Géolocalisation sur la carte : Manche
Voir sur la carte topographique de la Manche
City locator 14.svg
Fermanville
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Fermanville
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Fermanville

Fermanville est une commune française littorale, située dans le Nord du Cotentin, dans le département de la Manche en région Normandie. En 2018, elle compte 1 274 habitants.

Placée sur la côte de la Manche entre Cherbourg-en-Cotentin et Barfleur, Fermanville s'est développée en petits hameaux de part et d'autre du cap Lévi, extrémité orientale de la rade de Cherbourg, et de la vallée du petit fleuve Poult. Elle marque l'entrée dans la région naturelle du Val de Saire. L'économie du village repose sur l'agriculture, la pêche et le tourisme.

Fermanville compte deux importants sites du paléolithique en France, dont le plus ancien habitat submergé connu en Europe. Le cap Lévi et ses anses ont été pendant l'Antiquité et le Moyen Âge un point de passage vers la Grande-Bretagne. Point stratégique avec le développement du port militaire de Cherbourg à partir de la fin du XVIIIe siècle, le littoral de la commune est fortifié à plusieurs reprises jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, les batteries allemandes protégeant Cherbourg connaissant les derniers combats de la libération du Nord-Cotentin en juin 1944.

La commune abrite trois monuments historiques : le manoir d'Inthéville, la stèle en mémoire de Marie Ravenel et le phare du cap Lévi, auxquels s'ajoutent d'autres édifices comme le fort du cap Lévi et le viaduc de Fermanville.

Géographie

Localisation

Carte de la commune de Fermanville
Carte de Fermanville.

Fermanville est un village côtier bordé par la Manche, situé sur la côte nord-est du Cotentin, à mi-chemin entre Cherbourg-en-Cotentin et Barfleur, dans le pays du Val de Saire. La commune est 81,6 km au nord-nord-ouest de la préfecture Saint-Lô[D 1], et 15 km à l’est de Cherbourg-en-Cotentin[D 2].

Le territoire de la commune, d'une superficie de 11,6 km2[A 1], comprend 11,5 km de côtes[U 1]. Le territoire de la commune inclut et entoure le cap Lévi, qui ferme la rade de Cherbourg à l'est.

La commune est traversée par le Poult, également appelé le Nô, qui se jette dans la Manche entre l'anse de la Mondrée et celle de la Visière. La vallée du Poult est enjambée par un viaduc ferroviaire de 242 m de long[D 3], utilisé dans la première moitié du XXe siècle par un train appelé Tue-Vaques, reliant Cherbourg à Barfleur[M 1].

Prolongé en mer par le récif de Biéroc, le cap Lévi abrite deux ports — le port du Cap-Lévi à l'ouest et le port Pignot à l'est — un fort napoléonien, un sémaphore et un phare de 28 m de haut[B 1].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont, à l'ouest, Maupertus-sur-Mer dont elle est séparée par l'anse du Brick et la vallon du ruisseau du Vivier, au sud, Carneville au niveau des Landes et de la vallée des Moulins, et Vicq-sur-Mer (ancienne commune de Cosqueville), dont elle est séparée au sud par la chasse des Devises et à l'est par le vallon d'un ruisseau se jetant dans la baie de Tocquebœuf[Carte 1].

Communes limitrophes de Fermanville
Manche Manche Manche
Manche Fermanville Vicq-sur-Mer (Cosqueville)
Maupertus-sur-Mer Carneville Vicq-sur-Mer (Cosqueville)

Géologie et relief

Carte géologique d'un territoire en bord de mer
Carte géologique de Fermanville.
Vue d'une falaise d'une quinzaine de mètres de hauteur, présentant trois niveaux stratigraphiques bien distincts.

Fermanville est située à l'extrémité nord-est du Massif armoricain, à la charnière avec le Bassin parisien[S 1]. Le territoire de la commune marque la transition entre le plateau du Val de Saire et la plaine côtière, formée par l'action de la mer au Quaternaire[S 2]. Cette transition est constituée par une ligne d'escarpement orientée ouest-est entre le plateau d'une altitude moyenne comprise entre 50 et 70 mètres, et une plaine côtière dont quelques buttes, notamment au cap Lévi, ne dépassent pas 30 mètres, depuis l'anse du Brick jusqu'au Tot-de-Haut puis, après la vallée du Poult, depuis La Heugue jusqu'au hameau de la Vallée, à la frontière avec Cosqueville[Carte 2]. La partie la plus élevée du plateau est située dans les Landes, partie sud-ouest de la commune ; avec 136 mètres d'altitude, les Landes constituent l'un des points culminants du Val de Saire, avec le mont Étolan, supérieur de 2 mètres[D 4]. En contrebas de cette ligne d'escarpement s'amorce, entre le cap Lévi et les marais de Tocquebœuf, la plaine littorale[S 1].

Ses sols sont majoritairement composés de granites varisques du Carbonifère[A 2],[Carte 3] (environ 330-300 millions d'années), formant la partie occidentale et précoce du massif granitique de Barfleur[D 5]. Ce granite de Fermanville est un granite calco-alcalin rose homogène à gros grains qui affleure sur tout le littoral et au cap Lévi en particulier[A 3]. Des dépôts sédimentaires du Briovérien (schistes) se sont déposés autour du cap Lévi[A 4], tandis que des grès et du sable arkosique ont été déposés au Trias sur les Landes.

Plusieurs plages perchées ou terrasses témoignant des transgressions marines au Quaternaire sont visibles à Fermanville : un ensemble sur trois niveaux à l'anse du Brick[D 6], un autre au cap Lévi. Le site de l'anse du Brick a permis la description d'un étage stratigraphique par les géologues Louis Dangeard et Maurice Jacques Graindor qu'ils ont dénommé Normannien[A 5], correspondant à l'interglaciaire éémien[S 3]. La première terrasse, composée de gros galets de granite émoussés et de sables marins, se situe au niveau 6,6 NGF et est d'une épaisseur comprise entre 2,5 et 3,4 mètres. Elle est la conséquence de l'élévation du niveau des océans lors de l'Eémien[A 5] (environ 120 000 ans, stade isotopique 5). Cette plage éémienne de l'anse du Brick est l'une des plus complètes de France[A 6]. La seconde terrasse est légèrement plus ancienne et date d'environ 190 000 ans (intra-Saalien, stade isotopique 7) ; elle se situe à environ 14 à 17 mètres NGF et est épaisse d'environ 2 à 2,5 mètres[A 5]. La plus ancienne plage se situe à environ 40 mètres au-dessus du niveau actuel de la mer et date de l'interglaciaire Holsteinien[A 5] (environ 400 000 ans, stade isotopique 11). Le site du cap Lévi, s'étendant de Pied Sablon à l'anse des Longs Camps, présente les mêmes plages éémienne et intra-saalienne sur de plus petites séquences qu'à l'anse du Brick[A 7].

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Hydrographie

Ruisseau coulant le long d'un muret de granit couvert de végétation.
Le cours du Poult, également appelé Nô à Fermanville.
Une grande plage arrondie sépare la mer d'une prairie humide, drainée par deux canaux.
Le marais arrière-littoral de la Mondrée, avec ses canaux de drainage. L'embouchure du Nô se situe au niveau du récif séparant la Mondrée de l'anse de la Visière.

Fermanville est traversée par plusieurs cours d'eau se jetant dans la Manche. Le principal est le Poult — également appelé Nô à Fermanville — long de 4,46 km, dont 2,281 km sur le territoire de Fermanville[A 8]. Le Poult creuse la vallée des Moulins, qui forme un ravin d'une trentaine de mètres depuis les hauteurs de Carneville. Sur le territoire de Fermanville, son principal affluent est le ruisseau des Hauvetteries, qui rejoint le Poult entre les deux éminences du mont Varin sur la rive gauche et du Gibert, sur la rive droite[A 9]. À partir de ce point, la vallée s'élargit en une plaine marécageuse protégée par le cordon dunaire de l'anse de la Mondrée[Carte 4]. Ces marais — appelés Les Dis ou Les Dyes — ont été drainés au moyen de plusieurs canaux qui alimentent le Nô avant son embouchure, entre les anses de la Mondrée et de la Visière.

À l'extrémité orientale de la commune, un ruisseau venant du hameau de Bellanville à Cosqueville marque la frontière entre Fermanville et la commune nouvelle de Vicq-sur-Mer sur près de deux kilomètres, avant d'alimenter le marais de Tocquebœuf[A 10],[Carte 4].

À l'extrémité occidentale de la commune, deux ruisseaux venant des Landes et du bois de Maupertus, le ruisseau du Nid du Corps[A 11] et le ruisseau du Vivier[A 12], creusent un profond vallon dans le plateau, formant dans son prolongement l'anse du Brick, entre la pointe du Brick et la pointe du Bruley[Carte 4].

D'autres rus côtiers coulent à Fermanville : celui de Fréval se jetant dans l'anse de la Visière, celui du Val Bourgin se jetant dans le port du cap Lévi, ainsi que celui du Pied-Sablon[Carte 4].

Climat

Fermanville connaît un climat océanique franc[S 4]. L'influence de l'océan et de ses dépressions se fait sentir sous la forme d'un vent marin souvent fort, de secteur nord-ouest[A 13], mais aussi par des variations saisonnières de température faibles et de rares jours de gel (16,8)[D 7]. L'effet conjugué du vent et des marées engendre des changements climatiques rapides dans une même journée, le soleil et la pluie pouvant se succéder à quelques heures d'intervalle[A 14].

L'influence du Gulf Stream et la douceur de l'hiver permettent la naturalisation de beaucoup de plantes méditerranéennes ou exotiques (mimosas, palmiers, agaves, etc.) présentes dans les jardins, malgré une insolation moyenne[A 14].

La station météorologique la plus proche est celle de l'aéroport de Cherbourg - Manche, distante de 4 km du Tot-de-Haut.

Relevé météorologique de l'aéroport de Cherbourg - Manche (période 1981-2019, sauf Soleil et précipitations 1991-2019)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,5 3,2 4,6 5,7 8,5 10,9 13 13,3 11,8 9,4 6,4 4,2 7,9
Température moyenne (°C) 5,7 5,5 7,3 8,8 11,7 14,3 16,4 16,6 14,9 12,1 8,7 6,4 10,7
Température maximale moyenne (°C) 7,8 7,8 9,9 11,8 14,9 17,7 19,8 19,9 18 14,8 11 8,5 13,5
Record de froid (°C)
date du record
−12,3
17-01-1985
−9,9
08-02-1991
−4,6
20-03-1985
−3,1
08-04-2008
0,1
03-05-1979
2,9
02-06-1962
6
07-07-1962
6,3
18-08-1970
2,2
30-09-1936
−0,6
30-10-1997
−4
22-11-1998
−8,8
24-12-1933
−12,3
17-01-1985
Record de chaleur (°C)
date du record
15
09-01-1998
18,9
27-02-2019
22,4
30-03-2017
23,9
21-04-1984
28,6
27-05-2005
31,7
29-06-2019
33,7
19-07-2006
33,4
07-08-2020
29,3
02-09-1984
27
01-10-2011
20,8
01-11-2015
21
30-12-1925
33,7
19-07-2006
Ensoleillement (h) 56,6 82,3 127,2 180,5 216,5 212 248,7 194,9 158,1 92,7 66,5 59,5 1 695,3
Précipitations (mm) 75,6 67,8 53 34,5 47,4 37,6 37,5 38 48,4 87,1 93,6 98,6 719,2
Source : Info Climat Météo France « données climatiques relevées », sur le site de Météo-France (consulté le 23 avril 2020)
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
7,8
3,5
75,6
 
 
 
7,8
3,2
67,8
 
 
 
9,9
4,6
53
 
 
 
11,8
5,7
34,5
 
 
 
14,9
8,5
47,4
 
 
 
17,7
10,9
37,6
 
 
 
19,8
13
37,5
 
 
 
19,9
13,3
38
 
 
 
18
11,8
48,4
 
 
 
14,8
9,4
87,1
 
 
 
11
6,4
93,6
 
 
 
8,5
4,2
98,6
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Paysages

Photographie d'une pointe de terre avançant dans la mer, de la droite de l'image vers la gauche. Un phare se dresse à son extrémité.
Le cap Lévi depuis l'observatoire du Bruley : le fort napoléonien, le phare, le sémaphore et le port. Au premier plan, les landes du Bruley.
Un chemin étroit bordé de hautes haies.
Un chemin creux de Fermanville.
Paysage de forêt. Un ruisseau coule au milieu de l'image.
Paysage de bois et forêts à Fermanville.

Les paysages fermanvillais correspondent à la grande unité paysagère du littoral, définie par schéma de cohérence territoriale du Pays du Cotentin.

Le littoral aux abords du cap Lévi est relativement découpé, par plusieurs anses formées dans le platier granitique, et par les talwegs des ruisseaux descendants de la falaise morte du plateau du Val de Saire[A 15]. L'est de la commune appartient au sous-groupe allant du cap Lévi jusqu'à Saint-Vaast-la-Hougue, caractérisé par une plaine littorale plus franche, créant les marais rétro-littoraux[A 16] que sont à Fermanville Tocquebœuf et les Dyes.

Le plan local d'urbanisme de Fermanville définit quant à lui quatre types de paysages : les paysages maritimes, les paysages de bocage, les paysages de landes et les paysages de forêts.

Les paysages maritimes se situent au nord de la ligne d'escarpement entre le plateau du Val de Saire et la plaine côtière. Ils se caractérisent par des prairies ceintes de haies basses[U 2]. Ils constituent une transition entre le cordon littoral et le bocage. Celui-ci est marqué par des haies plus denses que sur le littoral, formant de petites parcelles agricoles auxquelles on accède par des chemins creux[U 3]. C'est un paysage propice à l'élevage[U 3]. Cette forme de paysage se rencontre depuis le Tot-de-Haut jusqu'au Haut de Fermanville, ainsi qu'à l'est de l'axe Tot-de-Bas, La Heugue, route de Saint-Pierre-Église[U 4].

Les paysages de landes se trouvent dans le sud-ouest de Fermanville, là où ses reliefs sont les plus élevés et les plus exposés aux vents. Les sols étant peu profonds, cette zone est majoritairement couverte d'ajoncs, de bruyères, de ronces et de fougères. Les vallons des ruisseaux du Nid de Corps et du Viviers, moins exposés, ont évolué en pré-bois[U 5].

Enfin, la zone boisée correspond à la vallée des Moulins et les Hauvetteries, deux ravins couverts de chênes pédonculés et de chênaies-frênaies[U 6].

Milieux naturels et biodiversité

Une grande plage arrondie sépare la mer de la plaine littorale.
Le cordon dunaire de l'anse de la Mondrée est le premier site de Fermanville à avoir bénéficié d'une protection, en 1984.
Deux phoques se trouvent sur un récif pendant qu'un troisième nage dans la mer.
Phoques communs sur le récif de Biéroc.

Le territoire de Fermanville, en particulier son littoral et ses landes, fait l'objet de plusieurs classements de protection depuis les années 1980. En 2020, les espaces protégés et réglementés de Fermanville couvrent environ 4 km2, soit 35 % du territoire de la commune[Carte 5].

En 1984, la préfecture du département de la Manche a pris un arrêté de protection de biotope pour protéger huit « cordons dunaires à chou marin », dont deux se trouvent à Fermanville : la Mondrée et Tocquebœuf[A 17].

La pointe du Bruley et ses landes, les rivages du cap Lévi et des anses successives vers l'est jusqu'à la frontière communale, ainsi que les marais de Tocquebœuf et la prairie humide de la Mondrée[Carte 6] (les Dyes) font partie de la zone Natura 2000 « Récifs et marais arrière-littoraux du cap Lévi à la pointe de Saire », classé site d'importance communautaire (SIC) en 2004 et zone de protection spéciale (ZPS) en 2014[A 18]. 96 % des 15 385 ha du site, partagés sur les territoires de cinq communes concernent la mer et les habitats marins, en particulier les récifs et les dunes submergées. Le relief accidenté des récifs sous-marins offre des conditions favorables au « développement de niches écologiques riches en biodiversité », qu'il s'agisse des différentes strates d'algues ou bien des poissons et crustacés[A 19]. Ces algues appartiennent à la famille des algues brunes laminaires ; on rencontre en particulier l'anguillier et surtout la laminaire nordique. Concernant la faune, on rencontre dans les récifs fermanvillais l'ormeau, l'étrille, le congre, l'araignée de mer, le tourteau — appelé localement le clopoing —, le homard, le lieu ou encore le bar[A 19]. La petite étoile de mer Asterina gibbosa, pourtant inconnue en Manche, a trouvé refuge dans les anfractuosités du cap Lévi et de Biéroc[A 20]. Ponctuellement, les mammifères marins comme le grand dauphin ou le phoque commun sont rencontrés dans les eaux fermanvillaises, notamment à Biéroc.

Paysage de landes, avec la mer en arrière-plan.
Paysage des landes du Bruley.

Parmi les 4 % restants figurent les paysages des landes du Bruley, présentant un grand intérêt biologique et paysager, ainsi que le marais de Tocquebœuf, qui s'étend également sur l'ancienne commune de Cosqueville (désormais Vicq-sur-Mer). Les 23 hectares du marais sont composés d'un étroit cordon de dunes, d'une roselière, de prairies sèches, et de prairies humides drainées par des fossés. Deux ruisseaux alimentent la zone humide arrière-dunaire. Le marais sert à l'hivernage de plusieurs espèces dont la bécassine des marais. Vanneau huppé, canard colvert, bruant des roseaux et bien d'autres s'y reproduisent. Le courlis corlieu s'en sert comme halte migratoire d'avril à juin. Des prédateurs comme la buse variable, le faucon crécerelle, héron cendré, couleuvre à collier, vipère péliade, renard et autres, y sont régulièrement présents. Sa flore comprend de nombreuses espèces protégées, particulièrement dans les basses zones humides. Le site est géré par le Syndicat mixte Espaces littoraux de la Manche (SyMEL)[M 2],[M 3].

Un panneau blanc marque l'entrée du site du Conservatoire du littoral.
Panneau du Conservatoire du littoral à l'entrée du site « Pointe du Brick ».

Les zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type I[Note 1] « Landes de l'anse du Brick », « Cap Lévi » et « Pointe de la Loge et marais de Cosqueville » (contenant à Fermanville la pointe Joret et le marais de Tocquebœuf) sont incluses dans la ZNIEFF de type II[Note 2] « Caps et marais arrière-littoraux du Cotentin » et la zone Natura 2000 « Récifs et marais arrière-littoraux du cap Lévi à la pointe de Saire ». Les landes de l'anse du Brick et du Bruley abritent notamment, du point de vue de la flore, l'Ajonc de Le Gall[A 21], tout comme la zone de type I des « Landes de la vallée des Moulins »[A 22]. Au creux des vallons et sur leurs versants, chênes sessiles, chênes rouvres, hêtres et bouleaux sont nombreux ; les pins maritimes se trouvent sur le sommet du plateau. Mais les landes à fougères, ajoncs et bruyères occupent la plus grande partie du site[M 4]. Dans les landes du Bruley, des poneys Exmoor et des chèvres ont été réintroduits depuis 2003[P 1]. La ZNIEFF marine de type I « Large du cap Lévi » recouvre l'ensemble de l'estran de la commune depuis l'anse de Pied Sablon jusqu'à la pointe Joret[A 20].

En 1987, le Conservatoire du littoral crée le site de la « Pointe du Brick[Note 3] » pour protéger les landes du Bruley, terrain militaire dont le déclassement intervient en 1990[D 8]. Grâce à une politique d'acquisition menée conjointement avec le conseil général puis départemental de la Manche, le site couvrait 239 ha en 2008[U 7] et 292 ha[A 23] en 2020, étendant sa zone de préemption sur 580 ha sur l'ensemble du territoire communal jusqu'à la baie de Tocquebœuf[A 24].

Urbanisme

Typologie

Fermanville est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cherbourg-en-Cotentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 77 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[6]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[7],[8].

Morphologie urbaine

Carte en couleur présentant les différentes phase du développement urbain de Fermanville.
Carte du développement urbain de Fermanville.

Typique du bocage, l'habitat est dispersé en 29 villages, hameaux et lieux-dits, et est dépourvu de centralité[U 8]. Deux typologies urbaines se rencontrent à Fermanville : un habitat ancien et dense, et un habitat plus récent et plus diffus, venant en mitage avec l'habitat ancien[U 1]. Pour limiter ce phénomène, le plan local d'urbanisme est soumis aux règles imposées par la loi relative à l'aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral de 1986, dite loi littoral[U 9]. Ce PLU a été approuvé par le conseil municipal le et fait l'objet d'une contestation par une association d'habitants[P 2].

Habitat ancien

Les constructions anciennes ont en général un seul étage, plus rarement deux étages. Elles sont bâties avec des matériaux locaux : le granite rose pour les murs et le schiste bleu pour les toitures. Devant la raréfaction du schiste, les toits de pierre ont été souvent remplacés par une toiture en tuile à emboîtement. Ces maisons sont construites en bande, alignées et parallèles à la rue, notamment au Perrey et au Montéreire.

Les deux principaux villages de Fermanville sont le Tot-de-Haut et le Tot-de-Bas. Ces deux lieux de vie d'environ 5 ha comptent chacun une soixantaine d'habitations organisées en étoile autour d'une place centrale[U 10]. Le Tot-de-Haut est situé au centre du territoire communal, sur une bute dominant le cap Lévi et la Mondrée qui pourrait avoir été un oppidum celtique[I 1]. Le Tot-de-Bas est situé quant à lui en bordure du territoire de Fermanville, à la frontière avec Cosqueville, dans une plaine descendant doucement vers Tocquebœuf. Ces deux villages disposent chacun d'un commerce de proximité, un bar-presse au Tot-de-Bas et un bar-presse-restaurant au Tot-de-Haut[U 10]. Un troisième village est formé par les deux hameaux de La Heugue et Inthéville, et abrite la mairie et l'école de la commune[U 11]. À l'inverse des autres hameaux de Fermanville, La Heugue est un îlot fermé, les constructions étant délimitées par trois rues formant un triangle[U 12].

Sur le plateau bocager au sud de la RD 116, appelé le Haut de Fermanville, se trouvent successivement les hameaux du Planitre, du Hameau Carré et de la Judée[U 13]. Ces trois hameaux sont très densément bâtis, leurs rues étroites rendant la circulation difficile. Au nord de la route départementale, le hameau du Montéreire est situé près de l'ancienne gare de Fermanville, faisant le lien entre le Planitre et le Tot-de-Haut.

En contrebas de la ligne d'escarpement, on rencontre le Perrey, le Hameau ès Renouf, Val Bourgin, les Pelletiers, la Bordette, Inglemare et la place d'Inglemare. Se développant le long de la route conduisant au port du cap Lévi, le Perrey est l'un des plus anciens lieux d'habitation de la commune[B 2]. Ces hameaux comptent chacun entre quinze et vingt habitations et sont construits le long des voies d'accès, à l'exception de la place d'Inglemare, dont le nom explique l'organisation autour d'une place triangulaire[U 14].

Les lieux-dits de Pesdy, Fréval, les Casernes, les Pelletiers et la vallée des Moulins sont constitués de quelques maisons à peine. Pesdy est situé en léger surplomb du Perrey et les Pelletiers à proximité de Val Bourgin, tandis que Fréval et les Casernes sont situés sur deux routes conduisant respectivement à l'anse de la Visière et à la pointe Joret, sur laquelle a été édifié un fort au milieu du XVIIIe siècle[I 2]. Dans la vallée des Moulins, quelques moulins en aval du viaduc forment un petit lieu-dit.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Habitat récent

Un exemple d'habitat récent
Un exemple d'habitat récent : le hameau de Fort Joret.

Les constructions récentes datent pour l'essentiel de l'après-guerre, même si certaines villas ont été construites dans les années 1930. Elles sont liées au développement démographique de la commune depuis les années 1980, aussi bien en mitage de l'habitat ancien ou en développement de nouveaux hameaux. À la différence de l'habitat ancien, ces constructions de grandes tailles sont situées au milieu de parcelles de tailles moyennes et grandes. Cet habitat pavillonnaire s'est étendu au coup par coup, sans organisation spatiale[U 15] et sont peu, voire pas intégrées dans le paysage naturel et le bâti ancien[U 10], parfois en rupture avec celui-ci[U 16].

Les hameaux du Bruley, de Fort Joret et du Calvaire sont ainsi des zones récentes de développement urbain, le long de voies communales secondaires, voire de voies plus importantes comme les Marettes ou Le Bois-Les Rebulets, qui se sont respectivement développés le long de la route de Carneville (RD 612) et de celle de Saint-Pierre-Église (RD 210). D'autres secteurs relèvent davantage du mitage, comme Les Aubiers (qui comble l'espace entre le Montéreire et le Tot-de-Haut), la route du Phare entre les Pelletiers et la Bordette, la route de Fréval (entre la RD 116 et l'anse de la Visière), Le Carrat au nord du Tot-de-Haut[U 17] et le Haut de Fermanville, entre le Planitre et la Judée[U 18].

L'anse du Brick présente une architecture de type balnéaire, en contrebas de l'ancienne voie de chemin de fer, devenue la RD 116 dans les années 1950[U 16].

Vue d'une anse étroite, dominée par un village construit sur le flanc d'une colline prolongée par une pointe rocheuse.
L'anse du Brick et ses villas balnéaires, dominées par les landes de la pointe du Bruley.

Logements

En 2017, le nombre total de logements à Fermanville était de 1 089 dont 606 résidences principales, 430 résidences secondaires et logements occasionnels et 53 logements vacants. La commune totalisait 1 002 maisons et un appartement en 2017[Insee 1].

La commune compte dix HLM, situés dans le lotissement La Pièce au Duc, au nord d'Inthéville[I 3]. La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 83,6 %, en 2017[Insee 2]. L'INSEE dénombrait 1 % de résidences principales constituées d'une seule pièce, 4,3 % de deux pièces, 12,1 % de trois pièces, 28 % de quatre pièces et enfin 54,5 % de cinq pièces ou plus[Insee 3], soit un nombre moyen de pièces établi à 4,7[Insee 4]. 31 % des résidences principales datent d'avant 1919 et 50,4 % ont été construites depuis 1971[Insee 5]. Fermanville est l'une des communes du Nord-Cotentin où se trouve le plus grand taux de résidences secondaires, avec 39,5 % de logements concernés, avec Barneville-Carteret, Portbail, Saint-Vaast-la-Hougue et Barfleur[A 25].

Évolution du nombre de logements par catégorie[Insee 6]
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2017
Résidences principales 278 288 384 485 575 619 629 606
Résidences secondaires et logements occasionnels 275 307 321 329 348 401 355 430
Logements vacants 3 41 32 28 23 54 72 53
Total 556 636 737 842 946 1 074 1 056 1 089

Voies de communication et transports

Infrastructures routières

Carte des principales routes de Fermanville.
Carte du réseau routier de Fermanville.
Un panneau de rue.
Un des nouveaux panneaux de rue installés en 2020 à la suite de l'adoption du système Numérues.

La commune est traversée par trois routes départementales : la RD 116 d'intérêt cantonal et les RD 210 et 612 d'intérêt local[U 8].

La voie principale est la RD 116, qui traverse la commune d'ouest en est et relie Fermanville à Cherbourg-en-Cotentin et Barfleur. Depuis l'anse du Brick jusqu'aux Aubiers, la route reprend le tracé de l'ancienne ligne de chemin de fer de Cherbourg à Barfleur, fermée le et déclassée le [B 3]. De ce fait, elle ne traverse pas les hameaux anciens mais des constructions récentes se sont développées sur les terrains adjacents et sur les anciennes emprises de la gare, entre le Planitre et les Aubiers[U 19]. La route descend ensuite le Mont Varin vers la place Marie-Ravenel, marquant l'entrée dans la vallée des Moulins, puis remonte vers La Heugue, qu'elle contourne par le nord avant de se diriger vers Cosqueville, passant entre Fréval et Inthéville d'une part, puis Les Casernes et le Tot-de-Bas, d'autre part[Carte 7]. Cette route est appelée « la route touristique du Val de Saire » et est particulièrement fréquentée l'été[U 19].

Plus ancienne, la RD 210 relie le port du cap Lévi au bourg de Saint-Pierre-Église et a structuré le développement du village, les principaux hameaux de Fermanville se rencontrant sur son tracé, à l'exception du Tot-de-Bas. Depuis le port Lévi, la route dessert en effet le Perrey, le Hameau ès Renouf, Val Bourgin, les Pelletiers et le Tot-de-Haut. Au Mont Varin, elle est devenu la RD 116 jusqu'à la Heugue, où elle remonte ensuite par les Couailles vers Saint-Pierre-Église[Carte 7].

La RD 612 relie la RD 116 à Carneville, l'aéroport de Maupertus et Valognes au niveau du hameau des Aubiers[Carte 7].

Les différents hameaux sont liés entre eux par de petites voies communales, souvent étroites[U 8]. Jusqu'en 2019, ces rues et voies communales n'avaient pas de nom, la numérotation des habitations se basant sur les hameaux. Le système Numérues a été depuis mis en place en attribuant un nom à chaque voie de la commune, pour faciliter le repérage des habitations pour les services postaux et de secours[P 3].

Liaisons et transports en commun

Vue d'un petit bâtiment au bord d'une route.
L'ancienne gare ferroviaire de Fermanville est devenue une habitation privée ; elle est longée depuis les années 1950 par la RD 116 qui relie Cherbourg à Barfleur.

Fermanville a été reliée quotidiennement à Cherbourg et Barfleur de 1911 à 1950 grâce à une ligne de chemin de fer, appelée familièrement « Tue-Vaques »[Note 6] en raison de supposés accidents avec les bovins[B 4]. Depuis 1950, Fermanville n'est plus desservie directement par une ligne ferroviaire[B 3]. La gare la plus proche est celle de Cherbourg, terminus de la ligne de chemin de fer Paris-Cherbourg et distance de 15 km de Fermanville.

À la fermeture du « Tue-Vaques », Fermanville est reliée à Cherbourg par une liaison d'autocars des Compagnie des chemins de fer normands (CFN) puis du Conseil général de la Manche[B 3]. Depuis 2012, le service régulier est remplacé par un service de navettes permettant de rejoindre la ligne de Cherbourg à Barfleur via Saint-Pierre-Église, assuré depuis 2017 par la région Normandie[D 9].

La piste de l'aéroport de Cherbourg - Manche est située à 4 km au sud-ouest de Fermanville. Aucune ligne régulière n'est plus assurée mais une douzaine de vols charter sont organisés chaque année du printemps à l'automne[P 4], sur un total annuel moyen de 10 000 mouvements[D 10] essentiellement liés aux voyages d'affaire et aux missions militaires et de sauvetage de la flottille 33F de l'aviation navale française.

Risques naturels et technologiques

La commune est soumise aux risques majeurs suivants : inondations par remontées de nappes naturelles et par submersion marine, mouvements de terrain par éboulements, recul du trait de côte et de falaise et tassements différentiels[A 26],[A 27]. Aucun plan de prévention des risques n'existe toutefois pour la commune de Fermanville[A 27],[U 20].

L'inondation par remontées de nappes naturelles se manifeste à Fermanville par de fréquentes remontées de nappes dans les Dyes et les marais de Tocquebœuf et, moins fréquemment, dans la vallée des Moulins, au port Lévi et à l'anse du Brick[Carte 8]. Les Dyes, Tocquebœuf et l'ancien havre du cap Lévi (aujourd'hui le port Lévi) sont situés à plus d'un mètre sous le niveau marin centennal et sont donc particulièrement soumis à un risque de submersion marine en cas de marée centennale[Carte 9].

Les mouvements de terrain par éboulements à Fermanville sont de deux types : les chutes de blocs dans les terrains vallonnés et les éboulements littoraux sur les côtes à falaises[A 27]. Ainsi, les ravins de la vallée des Moulins et des Hauvetteries, dont les pentes sont comprises parfois entre 30 et 40 %, sont classés en zone faiblement à moyennement prédisposée[Carte 10]. Sur la côte, les falaises de l'anse du Brick, de la pointe du Bruley, de la grosse butte de l'anse de Pied Sablon, du Mont de Rouen jusqu'au phare du cap Lévi et du port Pignot et du Castel sont classées en zone moyennement à fortement prédisposée[Carte 10]. Deux éboulements importants de la falaise de l'anse du Brick ont eu lieu le [A 28] et le [P 5]. Le troisième risque de mouvements de terrain est le tassement du sol par gonflement-retrait des argiles. L'aléa est considéré comme moyen sur les zones situées en contrebas de la ligne d'escarpement de transition du plateau haut du Val de Saire vers la plaine côtière. Dans les vallons, notamment du Poult, le risque est considéré comme faible[U 21],[A 27].

Le risque sismique est considéré comme faible à Fermanville, comme celui des communes de la Manche, c'est-à-dire présentant un risque de niveau 2 sur une échelle de 1 à 5[A 27]. Le territoire fermanvillais est notamment soumis à un fort potentiel radon[Carte 11], en raison du sol granitique[A 29].

La construction du mur de l'Atlantique par les troupes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale a engendré l'édification de nombreux blockhaus, abris et points d'appuis, enterrés ou non, sur le littoral fermanvillais comme dans les terres. Les ouvertures de ces constructions, souvent recouvertes par la végétation, présentent un risque de chute pour les promeneurs. Quarante-deux de ces cavités sont répertoriées à Fermanville[A 26].

Toponymie

Fermanville

Un panneau d'entrée d'agglomération.
Panneau d'entrée d'agglomération de Fermanville, à l'entrée du hameau de La Heugue.

Le nom de la localité est attesté sous la forme Farmanvilla à la fin du XIIe siècle[B 5].

Pour les toponymistes et les linguistes Jean Adigard des Gautries, François de Beaurepaire et René Lepelley, il s'agit d'un type de noms de lieux classiques dans la toponymie normande, c'est-à-dire formé à partir d'un anthroponyme, ici le nom de personne scandinave Farmaðr ou anglo-scandinave Farman et de l'appellatif -ville, signifiant « domaine rural »[B 6],[S 5].

Farman ou Farmaðr est fréquemment attesté dans les textes du Moyen Âge comme nom de personne et comme élément de toponyme. On relève ainsi à Varengeville-sur-Mer (Seine-Maritime) un prêtre du nom de Farmannus vers 1165 - 1173[B 7],[D 11], et dans les Magni Rotuli un certain Walterus Farman (noté Farmam) en 1180[B 8], ainsi qu'un Willelmus Ferman en 1198[B 9],[D 11]. Jean Adigard des Gautries pense retrouver ce nom dans celui de Fermambreuil, « le bois de Farman », ancien bois s'étendant sur les communes de Fermanville, Carneville et Maupertus et ancien lieu-dit de Carneville[B 10]. François de Beaurepaire identifie cet anthroponyme dans Saint-Denis-le-Ferment (Eure, Sanctus Dionisius de Farman en 1199)[B 11]. On peut également citer le nom de Rogerus de Farmanboc, attesté en 1198, où apparaît un toponyme de même sens[D 11]. Enfin, le patronyme Ferment est centré sur le département normand de la Seine-Maritime et le Calvados possède de nombreux actes entre le XVIIe siècle et le XIXe siècle[D 12].

Le passage de Farman- à Ferman- s'explique par l'action fermante de [r] commune en normand[B 12] (cf. argent > ergent).

Microtoponymie

Les hameaux et sites de Fermanville comportent de nombreux éléments d'origines scandinave, anglo-scandinave ou anglo-saxon, dont beaucoup sont relatifs à la topographie maritime[S 6] :

  • le cap Lévi, attesté en 1177 sous la forme Kapelwic, ayant évolué par métathèse de [l], sans doute motivée par le mot français cap, en Caplevic, Caplevi (par amuïssement du c [k] final qui s'opère dans la plupart des toponymes terminé par l'appellatif norrois vík « anse ») et enfin Cap Lévi par mécoupe savante du toponyme. Capel vic signifie « anse de la chapelle », vík désignant plus spécifiquement une anse donnant un accès facile à l'intérieur des terres[S 6] ;
  • Inglemare : la « mare aux Anglais[S 7] », bien que les nombreux Iglemare, Inglemare et Ingremare de Normandie, dont les formes les plus anciennes sont du type Iglemare, incitent à voir un autre élément[Note 7] ;
  • la Heugue : variante locale (probablement par apport anglo-scandinave) du cotentinois Hougue, lui-même du plus répandu Hogue issu du norrois haugr, désignant une hauteur[S 5] ;
  • le rocher du Cul de Roc et le Mont de Rouen, issus du scandinave ro, signifiant « coin », c'est-à-dire « pointe rocheuse »[S 8] ;
  • les rochers du Run : courant entre deux mers, ici l'anse de la Mondrée et celle de la Visière ; du vieux norrois run « courant »[S 7],[B 13] ;
  • le Tot-de-Haut et le Tot-de-Bas : de tot (< vieux norrois topt, toft « site à bâtir, habitation, ferme »), désignant un village[S 9] ;
  • Tocquebœuf : du scandinave budh (comprendre vieux norrois de l'ouest búð, vieux norrois de l'est, vieux danois bóð), désignant une cabane, un abri provisoire et du nom de personne Toki[S 10] ;
  • la Cour d'Inthéville (Usteinvilla vers 1170)[P 6] : formé à partir d'un hypothétique ancien anthroponyme norvégien *Ysteinn, norvégien moderne, Vestland principalement, Ystein[D 13] variante des plus courants Øysteinn et Eysteinn[D 13], auxquels la plupart des sources attribuent la formation de ce toponyme[B 13], et de l'appellatif roman -ville, signifiant « domaine rural »[B 13] ;
  • le Brick : du scandinave brekka, désignant une colline[S 11], bien que brekka n'ait pu aboutir régulièrement qu'à Brecque- / -brèque comme dans Brecqhou (Jersey) et Houllebrèque (pays de Caux) et vraisemblablement Brèquecal (Cherbourg).

D'autre toponymes sont des formations romanes d'époque sans doute médiévale, voire plus tardives comme en témoigne la présence de l'article défini :

  • la Bordette : du normand borde, désignant une petite maison isolée[B 14] ;
  • le Bruley : du normand brûlin, désignant une parcelle d'ajonc qui brûle en été[B 15] ;
  • le Castel de la Mondrée : un rocher surplombant l'anse de la Mondrée, pouvant avoir été fortifié ; Castel est la forme médiévale du normand câtel, catel « château[B 16] », Mondrée étant un appellatif féminin obscur ;
  • le Perrey, variante du normand perré, désignant un terrain caillouteux et en particulier les restes d'anciennes voix romaines[B 17],[S 12] ;
  • le Planitre, du normand pllanître, désignant une vaste étendue, une esplanade[B 18].
  • la Judée pourrait être à rapprocher d'une rue aux Juifs aujourd'hui disparue dont parle Charles de Gerville au XIXe siècle[B 19]. Pour l’érudit local Fernand Lechanteur, la Judée fait plutôt référence à l'installation d'un soldat au retour des Croisades, ou à une famille pieuse, par rapprochement avec les hameaux Jérusalem, Béthléem ou le Liban présent dans d'autres communes du Cotentin[S 13],[B 20]. Pour l'historien de la commune Paul Ingouf, il s'agirait du lieu de représentations théâtrales itinérantes au Moyen Âge évoquant la Passion du Christ[S 14].

La forme du toponyme n'est pas toujours fixée et l'on rencontre parfois deux voire trois graphies pour certains sites :

  • le Bruley, Brulay, Brulé ;
  • Pédi, Pesdy, Pesdi ;
  • le Montéreire, Mont Téreire.

Histoire

Préhistoire

Plusieurs exemples de pierres taillées exposées dans un musée.
Premières traces d'habitats humains connus à ce jour en Normandie, matériel des fouilles du site du port Pignot, paléolithique inférieur.
Carrière de granite à l'abandon. Un étang s'est formé dans une dépression artificielle.
Carrière du port Pignot. La falaise abritant le site archéologique a été détruite par l'exploitation de la carrière peu de temps après sa découverte, et se trouvait sensiblement à l'emplacement des bâtiments de parpaing.

Site du port Pignot

Le peuplement du territoire de la commune actuelle de Fermanville est l'un des plus anciens attestés en Normandie[B 21]. En effet, le site archéologique du port Pignot, découvert en 1978, a livré d'importants vestiges d'occupation humaine remontant entre 190 000 et 240 000 ans avec des limites de cabanes, des foyers (l'un visible au musée de Normandie à Caen) et des zones de débitage de pierres[B 22]. Le site est découvert dans la carrière de granite de Port Pignot et a fait l'objet d'une fouille préventive du au avant sa destruction par l'activité d'extraction[S 15].

Il s'agit d'un abri littoral naturel au bord d'une plage ancienne — située vers 10 NGF — formée par le recul de la mer lors d'un épisode glaciaire[B 22]. Les habitats et ateliers lithiques étaient protégés des vents du nord et de l'ouest par une falaise de granite et s'échelonnent sur environ 4 mètres en trois niveaux stratigraphiques[S 15].

Par la présence de foyers et de trous de calages de poteaux[S 15], Port Pignot constitue un important site du Paléolithique moyen inférieur en France[B 23].

Site submergé de La Mondrée / Biéroc

En 1970, un gisement de 2 500 silex et ossements d'animaux a été découvert par le plongeur fermanvillais Jean Allix au pied du récif de Biéroc, au large du cap Lévi, par 20 m de fond[S 16]. Ce gisement, réparti sur une superficie de 4 000 m2, a été fouillé par Frédéric Scuvée de 1970 à 1972, puis par Dominique Cliquet et Sylvie Coutard dans le cadre d'un projet collectif de recherche de l'université de Caen et du service régional de l'archéologie de Basse-Normandie de 2000 à 2002, et enfin en 2010[S 16].

Ces fouilles témoignent de l'existence d'un habitat néandertalien en contrebas d'une paléofalaise, à l'abri des vents dominants et à proximité du rivage et de cours d'eau[A 30],[A 31]. Couvrant une période remontant de 95 000 à 70 000 ans, le site archéologique de Biéroc / La Mondrée constitue le gisement submergé le plus ancien d'Europe[D 14].

Autres découvertes

Quelques pierres émergent de hautes herbes.
Les vestiges de l'allée couverte de Fort Joret.

En 1905, plusieurs pointes de flèches et de sagaies en silex, ainsi qu'un racloir datant probablement du Magdalénien (17 000-12 000 ans av. J.-C.), ont été découverts à la pointe de Fréval[S 17],[B 2].

Deux éléments mégalithiques se trouvent à Fermanville. Une allée couverte a été découverte dans un champ surplombant l'anse de la Saline, entre les hameaux de Fréval et Fort Joret[D 15]. Parfaitement orientée sud-nord, cette allée très dégradée devait mesurer environ 17 m de long sur 5 de large[S 18].

L'autre monument est un cromlech connu sous le nom de Rond des Sorcières, située en surplomb du ravin des Hauvetteries[U 22]. Il existait autrefois d'autres mégalithes aujourd'hui disparus. En particulier, deux menhirs appelés la Longue Pierre Ferrant et la Pierre-aux-Maignants qui ont été utilisés au début de la construction de la rade de Cherbourg[B 2].

Plusieurs haches de l'âge du bronze ont été découvertes dans les hameaux Renouf, du Perrey et du Montéreire au cours du XIXe et au début du XXe siècle[I 1],[P 7].

Antiquité

Vue d'un petit port à marée haute. Une jetée sur la gauche, une quarantaine de petits bateaux de pêche et de plaisance au mouillage.
Le havre du cap Lévi est un port actif depuis l'époque gallo-romaine et a été aménagé au cours du XIXe siècle.

Avant la conquête romaine de la Gaule en , Fermanville fait partie, comme l'ensemble du Cotentin, du territoire du peuple gaulois des Unelles[B 24]. Les traces d'un atelier de bouilleur de sel ont été mis au jour sur un promontoire proche du hameau des Casernes, en surplomb du marais de Tocquebœuf. Datant de la période finale de la culture de La Tène, ce fourneau gaulois semble avoir été abandonné peu après la conquête romaine[S 19].

Plusieurs témoignages archéologiques semblent attester de l'importance du havre du cap Lévi à l'époque gallo-romaine, en tant que probable débouché maritime d'Alauna jusqu'au développement du site de Cherbourg au IVe siècle[S 12].

Une voie romaine relie la cité d'Alauna (près de Valognes) à l'anse du cap Lévi, à celle de Pied-Sablon et de la Mondrée[B 25]. Des vestiges de cette époque, notamment des ravins symétriques et un grand nombre de tuiles, ont été mis au jour par Charles de Gerville en 1828 au village du Perrey[I 4] ainsi qu'à Pied Sablon, possibles traces d'un camp romain[B 2] ou d'un vicus[B 26]. Un trésor contenant une centaine de pièces et médailles en bronze aux effigies de Trajan, Antonin le Pieux, Faustine, Lucilla, Commode et Crispine a été découvert en 1786 au Brick[S 20].

Moyen Âge

Carte de la Normandie illustrant d'une part le taux de peuplement nordique dans le territoire du duché et les périodes successives d'expansion de celui-ci.
Le peuplement nordique en Normandie. Fermanville, à l'extrémité septentrionale du Cotentin, connaît un fort peuplement anglo-scandinave, comme en témoignent l'anthroponymie et la toponymie locales.

Comme dans le reste de la Normandie et du Cotentin en particulier, l'histoire de Fermanville au haut Moyen Âge est mal connue. En 1968, les grandes marées ont mis au jour les éléments d'une barque médiévale ensevelie dans le sable à la pointe de Fréval. Le site a été fouillé en urgence par une équipe de quarante-cinq personnes dirigée par Frédéric Scuvée. D'après ces fouilles, cette barque de 18 mètres de long sur 6 de large date du début du VIIe siècle et serait d'origine saxonne[P 8],[S 21]. Elle a vraisemblablement été tirée sur le rivage pour y servir de sépulture à un personnage important. Entre les XIIe et XVe siècles, la barque a été pillée à plusieurs reprises. Il s'agit du seul témoignage de bateau-tombe découvert en France, avec celui que constitue la barque viking de l'île de Groix, découverte en 1906[S 22].

L'anthroponymie (Ingouf, Renouf, Houllegatte…) et la toponymie locales témoignent d'une forte implantation anglo-scandinave[S 5] entre le IXe et le début du XIe siècle. En effet, le Cotentin est cédé à la Bretagne en 867 par Charles le Chauve dans le but de le défendre contre les raids vikings en Neustrie. La tutelle bretonne n'a en réalité que peu été suivie d'effets et la région est régulièrement soumise au pillage des « hommes du Nord », avant leur installation progressive[B 27]. Malgré la cession en 933 du Bessin, de l'Avranchin et du Cotentin au jarl des Normands Guillaume Longue-Épée[Note 8], il est probable que l'autorité des ducs de Normandie ne se soit pas faite sentir sur l'ouest de la Normandie avant la fin du Xe siècle[S 23],[B 28], favorisant l'établissement de quelques groupes Scandinaves ou d'Anglo-Scandinaves, venant de Grande-Bretagne, dans le nord du Cotentin[B 29], avant une assimilation rapide des nouveaux venus dans le paysage culturel[S 24]. Ainsi s'expliquent le nom de Fermanville (« domaine de Farman ou Farmaðr ») et ceux des hameaux d'Inthéville (« domaine d’*Ysteinn ») ou d'Inglemare (« bassin des Anglais »)[S 5].

Malgré l'usage de Barfleur comme port principal d'échanges entre la Normandie et l'Angleterre après la conquête normande de l'Angleterre en 1066, le roi d'Angleterre et duc de Normandie Henri II débarque à l'anse du cap Lévi, le en provenance de Portsmouth, avec sa cour et son armée[S 25]. Cette manœuvre a pour but d'intimider ou de provoquer le roi de France Louis VII dans un contexte de querelle de souveraineté entre les deux royaumes sur les provinces du Berry et de l'Auvergne. Elle aboutit à un traité de non-agression négocié par le pape et signée à Ivry en septembre[B 30].

Le premier seigneur connu de Fermanville est Guillaume de Beaumont, au milieu du XIIIe siècle. Au début du siècle suivant, la seigneurie passe à Jean de Pirou, originaire d'Orglandes[B 31], petite paroisse située entre Valognes et Carentan. C'est de cette époque que datent les plus anciens éléments du manoir d'Inthéville[I 5].

Le , au début de la guerre de Cent Ans, une armée d'environ 10 000 hommes du roi d'Angleterre Édouard III débarque à La Hougue et s'empare de Barfleur. La stratégie anglaise réside dans le pillage, la mise à sac, le meurtre et le viol[B 32]. À mi-chemin sur la route de Barfleur à Cherbourg — dont les Anglais pillent le port et les faubourgs sans s'attaquer au château — Fermanville est pillée le [I 6].

Époque moderne

Carte postale ancienne représentant un petit manoir, doté d'une tour polygonale en son milieu.
Le corps de logis du manoir d'Inthéville, vu côté jardin (début XXe).

Durant le XVIe siècle, l'anse du cap Lévi et la plage de la Mondrée servent de relâche à plusieurs navires corsaires, notamment flamands. En inspection sur la côte, l'amiral de France Gaspard de Coligny s'arrête à Fermanville et dort au manoir d'Inthéville le [I 7],[B 33]. Les corsaires locaux François Le Clerc — à l'occasion — et surtout Gilles de Raffoville mouillent leurs vaisseaux à l'anse du cap Lévi[I 7]. Le havre du cap Lévi peut alors accueillir des navires jaugeant de 100 à 120 tonneaux[I 8].

À la fin du siècle, la seigneurie de Fermanville passe de la famille de Pirou à celle des Davy, dont est issu notamment Charles-François Davy d'Amfreville (1628-1692), lieutenant général des armées navales du Roy[B 31].

En raison des abris offerts sur ses côtes d'une part, et de la faiblesse relative des surfaces propices à l'agriculture comparée aux communautés villageoises voisines d'autre part, Fermanville est un village avec une forte proportion de marins et de pêcheurs. Au début du XVIIIe siècle, la paroisse compte 800 à 900 habitants et les marins représentent 25 % des habitants. En 1793, 1 493 habitants peuplent Fermanville, dont 38 % de gens de mer. Une forte endogamie est liée à Fermanville avec une forte homogamie : 85 % des inscrits maritimes fermanvillais au XVIIIe siècle comptent un marin parmi leurs proches[S 26].

En 1740, en raison de la contrebande avec la Grande-Bretagne et les îles Anglo-Normandes, deux brigades des douanes disposant d'une patache sont établies à l'anse du cap Lévi[I 9].

Le développement du port de Cherbourg, et notamment les travaux de construction de sa rade, renforce l'aménagement de Fermanville. En effet, le granite rose de Fermanville est l'une des matières premières utilisées pour la construction des digues de Cherbourg[I 10],[D 16] et, pour en faciliter l'acheminement, un port est aménagé entre 1783 et 1786 dans l'anse du cap Lévi, reprenant en cela un projet du marquis d'Amfreville au milieu du XVIIe siècle[B 34]. Ce premier port, constitué d'une digue et d'une jetée, est détruit lors d'une tempête en 1806[B 35].

Époque contemporaine

Révolution et Empire

Vue d'un fort construit sur un petit promontoire rocheux, surplombant la mer.
Le fort du cap Lévi, construit en 1801 pour protéger la rade de Cherbourg.
Carte postale ancienne représentant un train à vapeur franchissant un viaduc.
Le « Tue-Vaques » sur le viaduc de Fermanville (1911).
Vue d'un blockhaus de plusieurs étages. Des vitraux ont été peints pour figurer une église.
L'observatoire du Bruley, en 2017.

Pendant la Révolution française, un groupe de gardes nationaux de Saint-Pierre-Église saccage le manoir d'Inthéville et notamment la chapelle. Le dernier seigneur de Fermanville, Jacques Marie Avice, est brièvement incarcéré à Cherbourg de juin à [I 11]. En 1803, la 29e compagnie de canonniers garde-côtes est basée à Fermanville, l'une à la pointe Joret, l'autre au Mont de Rouen, sur le cap Lévi, dans le fort nouvellement construit pour protéger la rade de Cherbourg.

XIXe et début du XXe siècle

En 1846, l'ancienne batterie de Joret datant de la guerre de Sept Ans est remplacée par un corps de garde crénelé modèle 1846. Le fort Joret sera détruit par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, et remplacé par un point d'appui du mur de l'Atlantique[P 9].

En raison des nombreux naufrages et des courants violents que connaît le cap Lévi, un phare y est construit de 1854 à 1858[P 8].

Le port détruit du cap Lévi est réaménagé à partir de 1861 : le quai construit en 1786 est restauré et une nouvelle jetée de 105 m de long est réalisée, achevée en 1866. De 1877 à 1880, une seconde jetée est construite de l'autre côté de l'anse[I 1].

Le , la ligne de chemin de fer de Cherbourg à Barfleur est inaugurée. À Fermanville, l'arrêt est marqué au Montéreire, avant de franchir la vallée du par un viaduc ferroviaire de 242 m de long et 32 m de haut. Ce passage est alors un moment redouté par les passagers du train en raison de l'étroitesse — à peine 5 m — de l'ouvrage[I 12],[B 36].

Le le Prométhée, sous-marin de 1 500 tonnes, coule lors d'essais en mer, au large du cap Lévi, causant la mort de 62 marins, ouvriers et ingénieurs de l'arsenal de Cherbourg, de Schneider et d'Alsthom. Une croix commémorative de cet accident se trouve sur la pointe de Fréval, à l'extrémité est de l'anse de la Mondrée[B 37].

Seconde Guerre mondiale

Vue d'un cuirassé américain depuis un autre cuirassé. Une gerbe d'eau se trouve entre les deux.
L'USS Texas pris pour cible par la batterie Hamburg, le .

Le cap Lévi marquant l'extrémité orientale de la rade de Cherbourg, le territoire de Fermanville constitue un intérêt stratégique dans la défense du seul port en eau profonde de la région. En 1937, une batterie côtière de quatre emplacements ouverts équipés canons de 194 mm modèle 1902 est construite sur la hauteurs de la pointe du Bruley (ou Brulay). L'ensemble est complété par un poste d'observation et de direction de tir en surplomb de la voie de chemin de fer. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le site est réoccupé par les Allemands, qui arrivent à Fermanville le [I 13]. Le conseil municipal et le maire Auguste Geffroy démissionnent en « pour ne plus avoir à obéir aux Allemands[B 38] ».

La batterie du Bruley, qu'ils rebaptisent Seeadler (« aigle de mer »), est abandonnée par les Allemands à partir de 1941 car, construite sur un terrain de landes rases, elle est beaucoup trop exposée aux attaques aériennes[S 27]. En conséquence, les occupants construisent à partir de 1943 de nouvelles fortifications mieux protégées, mieux camouflées sur les hauteurs de Fermanville pour protéger Cherbourg : l'ensemble Osteck dans les landes du Bruley, la batterie Ostmark à la Judée[D 17] (en référence à l'Ostmark), la batterie Hamburg aux Marettes[D 18] (en référence à Hambourg) et un nouvel ensemble baptisé Seeadler, cette fois situé au cap Lévi, autour du sémaphore[I 14]. D'autres points d'appui sont également répartis sur le reste du territoire de la commune, notamment au Val Bourgin, à Pied Sablon, à Fréval et à Fort Joret, où l'ancien fort français déclassé est détruit pour faire place à plusieurs bunkers. Ces ouvrages défensifs sont construits par des prisonniers russes et des requis européens, africains ou indochinois, installés dans un camp entre Osteck et Hamburg, près du lieu-dit La Brasserie[B 39],[P 10]. Selon l'historien de la marine américaine Samuel Eliot Morison, l'ensemble des batteries de Fermanville — et Hamburg en particulier —, constitue « la plus puissante fortification allemande de la péninsule du Cotentin[B 40] ».

Après le débarquement allié le , les troupes américaines remontent le Cotentin en vue de prendre le port de Cherbourg, essentiel à l'approvisionnement. Le , alors que les Américains encerclent Cherbourg, les Allemands dynamitent le phare du cap Lévi pour perturber la navigation de l'escadre alliée qui s'approche pour soutenir l'avancée terrestre, ainsi que le viaduc. Celui-ci reçoit également un obus de marine, tiré par l'une des unités de la flotte alliée, engagée dans un combat contre Hamburg[B 41]. Malgré la reddition de Cherbourg le 26 juin, les Allemands défendent férocement Osteck et Hamburg, n'hésitant pas à faire feu sur la première depuis la seconde. Les combats cessent le 28 juin après des pourparlers entre le général Barton, commandant de la 4e division américaine, et le major Küppers, commandant d'Osteck[B 42].

Depuis 1945

Au sortir de la guerre, la reconstruction et réparation des bâtiments détruits ou endommagés par les combats, dont le phare et le viaduc, ainsi que le déminage des champs, commencent en juillet 1945[I 15].

Le viaduc est inauguré le [I 15] mais l'exploitation de la ligne est arrêtée le [B 3]. Le phare est reconstruit entre et [A 32].

Pendant la seconde partie du XXe siècle, Fermanville bascule peu à peu d'un village agricole, tourné vers la pêche et l'élevage, à un village périurbain, grâce à la proximité de Cherbourg et à la transformation de l'ancienne voie ferrée en une route départementale, dont le prolongement traverse toute la commune en direction de Cosqueville et Barfleur[I 16]. Le nombre d'exploitations agricoles chute[U 23], ainsi que le nombre de pêcheurs professionnels et les embarcations des deux ports du village sont désormais essentiellement destinées à la plaisance[I 17].

Inversement, la périurbanisation entraîne le développement de nouveaux lotissements en mitage entre les anciens hameaux, doublant la population fermanvillaise au cours du dernier quart du XXe siècle, pendant que de nombreuses maisons de granite deviennent des résidences secondaires[I 17].

Le , la gabare de la Marine nationale La Fidèle explose avec son équipage, alors qu'elle procédait à l'enfouissement d'explosifs au large du cap Lévi. Cette explosion entraîne la mort de cinq marins et en blesse dix-sept autres[D 19].

Politique et administration

Découpage territorial

Photographie d'un bâtiment en granit à deux étages, surmontés d'un toit à lucarnes.
La mairie de Fermanville (en 2013).

La commune de Fermanville est créée à l'automne 1789 sur les bases de la paroisse[I 18]. Elle est alors rattachée au canton de Saint-Pierre-Église, au district de Cherbourg dans le nouveau département de la Manche. Avant d'être rattachée à l'arrondissement de Cherbourg en 1811, Fermanville fait partie de celui de Valognes de 1800 à 1811[D 20].

Le est créée la Communauté d'agglomération du Cotentin, qui regroupe 129 communes du Nord-Cotentin, dont Fermanville[P 11]. Elle résulte de la fusion de neuf communautés de communes, dont celle de Saint-Pierre-Église à laquelle appartenait Fermanville depuis 1993.

Fermanville est située dans le département de la Manche, dans l'arrondissement de Cherbourg et dans le canton du Val-de-Saire, formé en 2015 par la fusion des cantons de Quettehou et de Saint-Pierre-Église[A 33], auquel appartenait Fermanville depuis 1790.

À la suite du redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010, Fermanville fait partie de la quatrième circonscription de la Manche, dont la députée depuis 2017 est Sonia Krimi (LREM)[P 12].

Tendances politiques et résultats

Élections nationales

En 2002, les électeurs fermanvillais donnent 83,10 % de leurs suffrages à Jacques Chirac contre 16,90 % à Jean-Marie Le Pen lors du second tour de l'élection présidentielle. Le taux de participation est alors de 80,84 %[A 34]. Lors du scrutin législatif suivant, Jean Lemière (UMP), élu, obtient 52,27 % des suffrages, et Bernard Cazeneuve (PS) 47,73 %. Le taux de participation est de 62,43 %[A 35].

Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy (UMP), élu, obtient 52,80 % des voix à Fermanville, et Ségolène Royal (PS), 47,20 %. Le taux de participation est de 86,34 %[A 36]. Lors des élections législatives, Bernard Cazeneuve obtient au second tour 53,03 % des voix, et Jean Lemière 46,97 %. Le taux de participation est de 62,22 %[A 37].

En 2012, les électeurs fermanvillais donnent 57,89 % de leurs suffrages à François Hollande (PS) contre 42,11 % à Nicolas Sarkozy lors du second tour de l'élection présidentielle. Le taux de participation est de 84,13 %[A 38]. Lors du scrutin législatif suivant, les Fermanvillais placent Bernard Cazeneuve, élu au premier tour, en tête de leurs suffrages, avec 47,55 % des voix, devant David Margueritte (UMP), 26,49 %. Le taux de participation est de 64,57 %[A 39].

Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron (LaREM), élu, obtient 68,85 % des voix à Fermanville, et Marine Le Pen (RN), 31,15 %. Le taux de participation est de 81,21 %[A 40]. Lors des élections législatives, Sonia Krimi (dissidente LaREM) obtient au second tour 60,53 % des voix, et Blaise Mistler (LaREM) 39,47 %. Le taux de participation est de 42,05 %[A 41].

En 2019, à l'occasion des élections européennes, les électeurs fermanvillais donnent 24,10 % de leurs suffrages à la liste du Rassemblement national, devançant la liste de La République en marche et du Mouvement démocrate (19,09 %), la liste d'Europe Écologie (11,89 %) et la liste du Parti socialiste (10,33 %), seules listes à avoir obtenu plus de 10 % des voix. Le taux de participation est de 59,09 %[A 42].

Élections locales

Lors des élections municipales et communautaires, les listes conduites par Nicole Belliot-Delacour (maire depuis 2008) battent celles conduites par Marcel Renouf par 53,47 % contre 46,52 % en 2014[A 43], puis par 62,10 % contre 37,90 % en 2020[A 44]. Marcel Renouf voit son élection au conseil municipal invalidée par le conseil d'État en mai 2015, notamment pour son statut de préfet hors cadre ; entre-temps, il est devenu administrateur supérieur de Wallis-et-Futuna[9].

Lors des dernières élections départementales en 2015, le binôme Christine Lebacheley-Jean Lepetit (DVD), élu, obtient au second tour 68,96 % des voix à Fermanville, et Marie-Françoise Gancel-Stéphane Lemarquand (FN), 31,04 %. Le taux de participation est de 31,04 %[A 45]

Lors des dernières élections régionales en 2015, la liste conduite par Nicolas Mayer-Rossignol (PS) obtient au second tour 45,17 % des voix à Fermanville, la liste conduite par Hervé Morin (UMP) (élue), 28,43 %, et la liste conduite par Nicolas Bay (FN), 26,41 %. Le taux de participation est de 64,26 %[A 46]

Administration municipale

Le conseil municipal compte quinze élus. La maire, Nicole Belliot-Delacour, est entourée de quatre adjoints[P 13]. Parmi les conseillers municipaux, douze font partie de la majorité (liste Vivons Fermanville), trois de l'opposition (liste Un nouvel élan pour Fermanville)[A 44].

Liste des maires

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1793 Jacques Levallois    
1793 1804 Pierre Gallien    
1804 1806 François Raoult    
1806 1807 Jacques Lavieille    
1807 1815 Pierre Gallien    
avril 1815 juillet 1815 François Raoult    
juillet 1815 novembre 1815 Pierre Gallien    
1815 1816 Bernardin Vindard    
1816 1822 Gilles Raoult    
1823 1825 Bernardin Vindard    
1825 1830 Marin Houyvet    
1830 1840 Pierre Gallien    
1840 1843 Jacques-François Lavieille    
1843 1848 Louis Raoult    
1848 1853 André Levallois    
1853 1861 Matthias Renouf    
1861 1866 Bon Houyvet    
1866 1884 Jean-Baptiste Levallois    
1884 1908 François Fatôme    
1908 1914 Levallois    
1914 1926 F. Fatôme    
1926 1941 Auguste Geffroy   Démissionne en [B 38]
janvier 1945 mai 1945 Blouet   Maire provisoire
1945 1962 Auguste Laronche    
1962 1971 Eugène Léonard    
1971 1977 Jules Houllegatte   Exploitant agricole
1977 1983 André Mouchel   Médecin radiologue
1983 1997 Julien Trebel   Général
1997 2008 Eugène Levieux   Retraité de l'arsenal de Cherbourg
2008[P 14] En cours
(au 27 août 2020)
Nicole Belliot-Delacour[P 15],[P 16]   Cadre administrative à la CUC puis retraitée
Une partie des données est issue des listes établies par Paul Ingouf-Knocker, issue de l'ouvrage Fermanville, commune du Cotentin[I 19],
et par Jean Pouëssel et Guy Boisset, issue de l'ouvrage
601 communes et lieux de vie de la Manche[B 43]

Finances locales

La commune de Fermanville est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 215 001 785[D 21]. Son activité est enregistrée sous le code APE 84.11Z, correspondant aux administrations publiques générales[D 22]. Elle fait partie de la strate des communes de 500 à 2 000 habitants.

En 2019, le budget communal principal s'équilibre à 1 502 000 € dont 1 122 000 € en section de fonctionnement et 380 000 € en investissement. La part d'impôts locaux dans les produits de fonctionnement s'établit à 35,28 %, contre 40,49 % pour la strate de communes équivalentes[A 47].

Le tableau suivant compare les taux d'imposition locaux à ceux des autres communes de la même strate fiscale en 2018. Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Fermanville. La taxe d'habitation s'établit à 14,59 % pour la troisième année consécutive après une nette baisse en 2017 par rapport à 2016 (18,27 %), la taxe foncière sur le bâti à 20,44 % pour la troisième année consécutive après une nette hausse en 2017 par rapport à 2016 (14,70 %) et celle sur le non bâti à 26,30 pour la troisième année consécutive après une nette hausse en 2017 par rapport à 2016 (21,69 %)[A 47]. Ce dernier taux demeure très inférieur à la moyenne de la strate (43,70 %).

Le montant de la taxe d'habitation, indicateur de fiscalité directe, s'établit en 2019 à 153 €/habitant, contre 144 € en moyenne pour les communes de même importance[A 47].

Fiscalité de Fermanville en 2018[A 47]
Fermanville
(%)
Strate
(%)
Écart
Taxe d'habitation 14,59 12,40 Picto cercle bleu : écart moyen
Taxe foncière sur le bâti 20,44 15,41 Picto cercle bleu : écart moyen
Taxe foncière sur le non bâti 26,30 43,64 Picto disque bleu : écart fort
Écart par rapport à la moyenne de la strate :
Picto disque blanc : écart nul de 0 à 10 % ; Picto cercle bleu : écart moyen de 10 à 30 % ; Picto disque bleu : écart fort supérieur à 30 %

Jumelages

Jumelages et partenariats de Fermanville.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages et partenariats de Fermanville.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
Blason ville fr Gondrin (Gers).svgGondrinFlag of France.svgFrancedepuis le
Vue d'un grand tonneau au bord de la route.
Le foudre d'armagnac de Gondrin, au carrefour de la RD 116 et de la RD 210.

Fermanville est jumelée avec la commune de Gondrin, dans le département du Gers, depuis le [P 17]. Ce jumelage donne lieu chaque année à des échanges et festivités entre Gondrinois et Fermanvillais[P 18].

En 2004, la commune de Gondrin offre à celle de Fermanville un foudre servant au vieillissement de l'armagnac produit en Gascogne[P 18]. Ce tonneau est installé au carrefour des RD 116 et 210, à quelques dizaines de mètres de la mairie. En 2019, Fermanville offre à Gondrin une bouée cardinale ouest[P 19], réplique de la bouée La Pierre noire mouillée au large du cap Lévi, signalant les récifs de Biéroc, le raz du cap Lévi et le rocher submergé de la Pierre noire[P 20].

Équipements et services publics

Eau et déchets

Un bassin de décantation
La station d'épuration en lagunage des Casernes.
Trois conteneurs à ordures
Le point d'apport volontaire du port Pignot.

L'approvisionnement en eau potable, l'assainissement des eaux usées et la collecte des déchets est assurée par la Communauté d'agglomération du Cotentin[D 23].

Fermanville est approvisionnée en eau potable par deux stations de pompage situées à Clitourps et au Theil[U 24], gérées en délégation de service public pour le compte de la CAC[D 24]. En 2018, la qualité microbiologique de l'eau au robinet et la qualité physico-chimique de l’eau au robinet sont de 100 %, et l'indice d'avancement de la protection de la ressource en eau est de 80 %[D 25].

Une station d'épuration en lagunage existe à Fermanville depuis 1998, en bordure de la RD 116 à la frontière avec Cosqueville[D 26]. D'une capacité de 400 équivalent-habitants, elle traite les eaux usées des hameaux de La Heugue, Inthéville, Fréval et le Tot-de-Bas. Le PLU adopté en 2014 prévoyait la construction d'une seconde station de lagunage en contrebas des hameaux du Perrey et du Val Bourgin pour traiter les effluents des hameaux anciens du centre du village : le Tot-de-Haut, le Montéreire, le Planitre, la Judée, Inglemare[U 25]… Toutefois, cette station est située en amont du port du cap Lévi et de la zone Natura 2000 « Récifs et marais arrière-littoraux du cap Lévi à la pointe de Saire » ; une évaluation des incidences devait donc avoir été conduite, ce qui n'a pas été le cas. Cela a conduit une association de Fermanvillais à contester le PLU devant le tribunal administratif. En 2020, la procédure est toujours en cours[P 2]. Le secteur de l'anse du Brick est, pour sa part, raccordé au système d'assainissement de Cherbourg-en-Cotentin. Les autres secteurs sont en assainissement autonome[U 25].

Le ramassage des ordures ménagères est assuré chaque semaine à deux reprises par la Communauté d'agglomération du Cotentin[D 27]. Six points d'apport volontaires sont répartis sur la commune pour assurer la collecte des emballages plastiques, métalliques et cartons recyclables : au Tot-de-Haut, à Fréval, aux Aubiers, place Marie-Ravenel, au port Pignot et sur la route départementale 116 entre Fréval et Les Casernes[M 5]. La déchèterie intercommunale de Varouville permet de collecter les déchets encombrants et autres déchets spécifiques. En 2018, les 15 déchèteries du territoire du Cotentin ont recueilli 384 kg de déchets par an et par habitant, contre 198 kg au niveau national[D 28].

Enseignement

Les bâtiments d'une école
L'école Eugène-Mahaut.

Fermanville est rattachée à l'académie de Caen, devenue l'académie de Normandie en 2020[D 29]. La seule école de la commune, l'école Eugène-Mahaut, est un établissement scolaire public maternel et primaire[A 48]. Elle accueille chaque année une centaine d'élèves de Fermanville et des communes voisines[M 6]. Elle remplace en 1990 l'ancienne mairie-école située au Mont-Varin[I 20].

Les deux collèges les plus proches se trouvent à Saint-Pierre-Église : le collège public Gilles-de-Gouberville (collège de secteur) et le collège privé Notre-Dame[A 49].

Les lycées les plus proches sont à Cherbourg : les lycées généraux et technologiques Alexis-de-Tocqueville, Jean-François-Millet et Victor-Grignard dans le public, ainsi que le lycée général et technologique Thomas-Hélye dans le privé. L'enseignement professionnel est assuré par trois établissements publics (Edmond-Doucet, Sauxmarais et le lycée professionnel maritime et aquacole Daniel-Rigolet) et deux établissements privés (Ingénieur-Cachin et La Bucaille)[A 50].

Le service de transport scolaire est assuré par la Communauté d'agglomération du Cotentin[D 30].

Postes et télécommunications

Un pylône équipé d'antennes.
Le pylône de télécommunication des Aubiers.

Le bureau de poste du Tot-de-Haut ferme dans les années 1990 et une agence postale communale est alors créée à la mairie[M 7].

Depuis le , la zone comprise entre Pied Sablon et la vallée des Moulins — à l'exception de quelques habitations — est éligible à la fibre optique. L'anse du Brick devrait être raccordée en 2023, selon Manche numérique, le syndicat mixte chargé de l'aménagement numérique du département de la Manche[D 31]. En revanche, les études n'ont pas encore été effectuée pour l'est du village[D 32].

La mauvaise couverture de téléphonie mobile entraîne l'installation, en , d'un pylone de 37 m de hauteur au hameau des Aubiers[P 21].

Santé

Une maison sur un parking. Un escalier en colimaçon extérieur permet d'accéder à l'étage
La maison médicale de Fermanville.

Fermanville compte une maison médicale accueillant quatre médecins généralistes[D 33].

Les pharmacies les plus proches se trouvent à Saint-Pierre-Église. Les services hospitaliers de Cherbourg — le site Louis Pasteur du centre hospitalier public du Cotentin compte 711 lits et la polyclinique du Cotentin 125 — assurent l'essentiel des soins hospitaliers du Nord-Cotentin[D 34],[D 35], tandis que les cas les plus graves peuvent être transférés au CHU de Caen, distant de 125 km de Fermanville.

Justice et sécurité

Du ressort de la cour d'appel de Caen, Fermanville relève de Cherbourg-en-Cotentin pour toutes les juridictions de l'ordre judiciaire[D 36], de Caen pour le tribunal administratif[D 37] et de Nantes pour la cour administrative d'appel[D 38].

Saint-Pierre-Église abrite une brigade de gendarmerie[D 39] ainsi qu'un centre d'intervention et de secours (CIS) non professionnalisé regroupant 32 sapeurs-pompiers volontaires[P 22], rattaché à la compagnie de Cherbourg[D 40].

Une station de sauvetage en mer de la SCSN est établie au port du cap Lévi en 1887 et cesse ses activités en 1956. La SNSM arme un canot pneumatique de 7,5 m à la Mondrée en 1995, transféré ensuite au port Pignot. Depuis 2014, la station SNSM de Fermanville est équipée d'une vedette légère de 9 m propulsée par un moteur de 130 ch[P 23].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2018, la commune comptait 1 274 habitants[Note 9], en diminution de 7,61 % par rapport à 2013 (Manche : −0,79 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4931 5271 7822 0171 9672 0622 0092 1252 206
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0292 0461 9501 7801 7221 5081 3471 3341 278
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1501 1081 1551 081980944871834831
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
8107247089921 2711 4081 4201 3911 286
2018 - - - - - - - -
1 274--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

La hausse de la démographie de Fermanville à partir des années 1780 et au cours du XIXe siècle correspond à un certain afflux de population en relation avec la construction des digues de la rade de Cherbourg[S 26]. Totalement artificielle, cette rade nécessitait l'apport de blocs de granites extraits de carrières de part et d'autre du cap Lévi[D 16]. La commune connaît ensuite un long exode rural d'une centaine d'années, enrayé par un phénomène de périurbanisation à partir des années 1970 grâce à la proximité de Cherbourg[I 17]. Ainsi, entre 1975 et 1999, la population a doublé.

Analyse des soldes de variation annuelle de la population[Insee 7].
1968 - 1975 1975 - 1982 1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2007 2007 - 2012 2012 - 2017
Taux de variation annuel de la population + 0,3 + 4,9 + 3,1 + 1,1 + 0,1 - 0,4 - 1,6
Solde naturel - 0,8 - 0,1 + 0,4 + 0,5 + 0,1 + 0,3 - 0,2
Solde migratoire + 0,4 + 5,0 + 2,8 + 0,7 + 0,0 - 0,7 - 1,4
Pyramide des âges à Fermanville en 2017 en pourcentage[Insee 8].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ans ou +
2,3 
8,8 
75 à 89 ans
10,6 
26,6 
60 à 74 ans
26,6 
25,5 
45 à 59 ans
22,8 
12,2 
30 à 44 ans
14,0 
10,9 
15 à 29 ans
10,0 
15,3 
0 à 14 ans
13,7 
Pyramide des âges dans la Manche en 2017 en pourcentage[D 41].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ans ou +
2,2 
8,7 
75 à 89 ans
12,4 
18,7 
60 à 74 ans
19,1 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
17,0 
30 à 44 ans
16,1 
15,9 
15 à 29 ans
13,8 
17,4 
0 à 14 ans
16,0 

Manifestations culturelles et festivités

Le troisième dimanche de juin est organisé chaque année Campagn'Art, manifestation d'art dans les trois hameaux de la Judée, du Hameau Carré et du Haut de Fermanville. Les habitants de ces hameaux ouvrent leur jardins à une centaine d'artistes, qui exposent gratuitement leurs œuvres[P 24]. Campagn'Art attire en moyenne chaque année 5 000 visiteurs[P 25].

Le marché du terroir qui se tenait tous les vendredis soir en période estivale sur la place Marie-Ravenel est remplacé en , en raison de la pandémie de Covid-19[P 26], en un marché dominical de producteurs locaux réparti entre les hameaux du Tot-de-Haut, du Val Bourgin et du Montéreire[P 27]. De la restauration, des animations musicales et culturelles ont lieu chaque dimanche.

L'association Les Patoisants du Val de Saire se réunit toutes les deux semaines à Fermanville pour faire vivre la langue normande et donne régulièrement des concerts en costumes traditionnels dans les communes du Val de Saire[P 28].

Sports et loisirs

Un chemin côtier surplombe la mer en conduisant à un fort.
Le GR 223 à l'approche du fort du cap Lévi.

À la suite de l'installation de la mairie dans le château Houyvet, le parc du château a été transformé en plateau sportif, accueillant un skate park, un terrain de football et de basketball et un terrain de pétanque[I 21].

Une partie du site de la batterie Osteck, dans les landes du Bruley, a été aménagée en terrain de moto-cross[D 42], géré depuis 1981 par l'association Les Condors de Fermanville[I 22].

Trois sentiers de randonnée traversent la commune. Le GR 223 — communément appelé le « Sentier des douaniers » — longe la côte normande depuis Honfleur jusqu'au Mont Saint-Michel ; le fort du cap Lévi est l'une des vingt-trois étapes du sentier dans le département de la Manche[D 43]. Le GRP « Tour du Val de Saire » relie Fermanville à Barfleur depuis la plage de la Mondrée, en passant par la vallée des Moulins et l'intérieur des terres[D 44]. Le PR 48 permet de faire le tour de Fermanville, au départ de la place Marie-Ravenel via la vallée des Moulins, Inthéville, la Mondrée, le cap Lévi et le Tot-de-Haut[D 45]. Chaque mois, des randonnées de groupes sont organisées.

Le trail « L'Odyssée du Tue-Vaques » est organisé tous les troisièmes samedis de septembre depuis 2003 sur les sentiers de randonnées de Fermanville et des communes voisines. Au départ de la place Marie-Ravenel, au débouché de la vallée des Moulins, il offre trois parcours de huit, quinze et trente kilomètres[P 29]. En 2019, le trail du Tue-Vaques a enregistré sept cents coureurs[P 30].

Le centre équestre « Pony Express du Cotentin » est installé depuis 2001[P 31] sur un terrain jouxtant la RD 116[P 32].

Vie associative

Fermanville compte vingt associations portant sur les secteurs culturels, sportifs, plaisanciers et autres[M 8].

Les associations des usagers des ports Lévi, Pignot et des mouillages de la Saline et de Tocquebœuf organisent la gestion des ports en lien avec le conseil départemental[P 33], ainsi que l'entretien des installations et l'attribution des mouillages pour les pêcheurs et les plaisanciers[M 8].

L'association Les Ateliers du Val de Saire propose des cours d'anglais et de tricot à Fermanville, en plus des cours de théâtre et de danses organisés à Saint-Pierre-Église[P 34].

Cultes

L'intérieur d'une église. Au centre se trouve l'autel, surmonté d'un crucifix. À l'arrière plan, le chœur.
L'autel et le chœur de l'église Saint-Martin de Fermanville.

La paroisse catholique de Fermanville fusionne en avec ses voisines pour former la paroisse Notre-Dame du Val-de-Saire, en raison de la baisse du nombre de prêtres[I 10]. Cette nouvelle paroisse est rattachée au doyenné du Valognais, qui dépend du diocèse de Coutances et Avranches[D 46].

Il n'existe pas de lieu de culte d'autres religions à Fermanville. Les cultes protestants[D 47] et musulmans[D 48] se pratiquent à Cherbourg et la synagogue la plus proche se trouve à Caen[D 49].

Médias

Ouest-France (édition de Cherbourg[D 50]) et La Presse de la Manche[D 51] sont les deux quotidiens régionaux diffusés à Fermanville[P 35], auxquels s'ajoute l'édition cherbourgeoise de l'hebdomadaire La Manche libre, publiée le samedi.

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune comptait 606 ménages fiscaux, 1 287 personnes dans les ménages fiscaux, et un revenu fiscal médian déclaré par unité de consommation de 23 960 €[Insee 9], ce qui plaçait Fermanville au 5 961e rang parmi les 31 330 communes de plus de 49 ménages en métropole[A 51].

Emploi

En 2017, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 734 personnes, parmi lesquelles on compte 63,5 % d'actifs ayant un emploi et 7,7 % de chômeurs, soit un taux d'activité de 71,2 %[Insee 10], le taux de chômage étant de 10,8 % de la population active[Insee 11].

On compte alors 110 emplois dans la zone d'emploi, contre 138 en 2007. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 476, l'indicateur de concentration d'emploi est de 23,1 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre environ un peu moins d'un emploi pour quatre habitants actifs[Insee 12]. La grande majorité des actifs fermanvillais travaille dans l'agglomération cherbourgeoise, ainsi que dans le secteur de Beaumont-Hague (activités liées au nucléaire notamment), Saint-Pierre-Église, voire Valognes[U 26].

Entreprises et commerces

Au , Fermanville compte 68 établissements : dix dans l’agriculture-sylviculture-pêche, cinq dans l'industrie, sept dans la construction, 36 dans le commerce-transports-services divers et dix sont relatifs au secteur administratif[Insee 13].

Établissements actifs par secteur d'activité au à Fermanville et dans le département de la Manche[Insee 13],[D 41]
Total % com (% dep) 0
salarié
1 à 9
salarié(s)
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 68 100,0 (100) 59 6 2 1 0
Agriculture, sylviculture et pêche 10 14,7 (15,8) 8 1 0 1 0
Industrie 5 7,4 (5,7) 5 0 0 0 0
Construction 7 10,3 (8,6) 6 1 0 0 0
Commerce, transports, services divers 36 52,9 (55,7) 33 3 0 0 0
dont commerce et réparation automobile 4 5,9 (16,7) 4 0 0 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 10 14,7 (14,1) 7 1 2 0 0

En 2019, quatre entreprises sont créées à Fermanville[Insee 14], dont trois dans le commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration.

Secteur primaire

Fermanville fait partie de la petite région agricole du Val de Saire[D 52]. Le secteur primaire représente 14,7 % des établissements de la commune, légèrement inférieur à la moyenne départementale (15,8%).

La surface agricole utilisée en 2010 est de 159 ha, soit 13,7 % du territoire communal[A 52]. Ce chiffre est en forte baisse depuis les années 1980, la SAU en 1988 étant de 471 ha. Dans le même intervalle, le nombre d'exploitations est passé de trente à huit[U 23]. L'essentiel de ces terres est consacré à l'élevage bovin et ovin[D 53],[U 27].

La commune est située dans les aires de production de trois produits bénéficiant d'une appellation d'origine protégée et appellation d'origine contrôlée et trois produits bénéficiant d'une indication géographique protégée[D 54] : le « camembert de Normandie » (AOP-AOC), le « cidre du Cotentin » (AOP-AOC), le « cidre de Normandie » (IGP), le « porc de Normandie » (IGP), les « prés salés du Mont-Saint-Michel » (AOP-AOC) et les « volailles de Normandie » (IGP).

Deux marins pêcheurs exercent depuis le port du cap Lévi. Une ostréicultrice exploite de 2002 à 2018 un gisement de pleine mer dans l'anse de la Mondrée, distribuant ses huîtres dans les restaurants de la région et de Paris[P 36],[P 37].

Secteur touristique

Une place devant des maisons de granit.
La place du Tot-de-Haut, avec son bar-restaurant.
Une plage bordée de tamaris.
L'anse de la Visière et la plage de Fréval.

Fermanville est l'une des principales destinations touristiques du Cotentin[D 55], en raison de sa façade maritime, de ses paysages bocagers et forestiers et de ses monuments[D 56]. En période estivale, la population de la commune fait plus que doubler grâce à un nombre important de résidences secondaires, ainsi qu'à ses capacités d'hébergements : un camping, plusieurs aires de stationnement de camping-cars, vingt-deux gîtes et deux chambres d'hôtes[U 28]. Parmi les gîtes figurent notamment deux sites appartenant au Conservatoire du littoral : le fort du cap Lévi, aménagé en gîte en 1998 et géré par le Conseil départemental de la Manche[D 57], ainsi que le moulin Cardin, réhabilité en gîte communal en 2016[D 58].

La commune compte plusieurs établissements de restauration : un bar-restaurant-crêperie[P 38] est situé au Tot-de-Haut et un restaurant de cuisine traditionnelle se trouve au Montéreire[P 39]. Un troisième restaurant est placé en liquidation judiciaire en 2019 après près de 85 années d'activités[P 40].

Les anses découpées dans le granite abritent plusieurs plages, dont trois sont particulièrement prisées des baigneurs[P 41] et font l'objet d'un suivi de qualité : l'anse du Brick[A 53], la Mondrée[A 54] et Fréval[A 55]. L'anse du Brick est le principal « spot » de surf de la côte nord du Cotentin[D 59],[P 42].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Monuments historiques

La commune compte trois monuments historiques : le manoir d'Inthéville, la stèle en mémoire de Marie Ravenel et le phare du cap Lévi.

Le manoir d'Inthéville, également appelé la Cour d'Inthéville, est une demeure fortifiée du XIIIe siècle, représentative des grandes exploitations agricoles seigneuriales du Nord-Cotentin[A 56]. Elle fait l’objet d’une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêté du . Sont inscrits : les façades et les toitures du logis et de l'ensemble des communs, y compris la charretterie et la tour de défense nord-est ; la chapelle en totalité[A 56].

La stèle de Marie Ravenel rend hommage à la poétesse fermanvillaise Marie Ravenel. Œuvre de la sculptrice Élisa Bloch et de l'architecte Mesnage, cette stèle en forme de mégalithe est érigée en 1905 au débouché de la vallée des Moulins, en bordure de la RD 116[P 43]. Le monument fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le [A 57].

Le phare du cap Lévi balise la route vers le port de Cherbourg en signalant les récifs de Biéroc et le raz du cap Lévi. Il est achevé en 1948, en remplacement du précédent phare détruit par l'armée allemande en . Ce phare, quadrangulaire aux faces incurvées, est l'œuvre des architectes René Levavasseur et Jacques Chauliat[A 32].

Outre les monuments, quatre statues et objets sont classés à l'inventaire des monuments historiques depuis le , tous issus du patrimoine religieux de l'église Saint-Martin[A 58],[A 59],[A 60],[A 61].

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine religieux

Une petite église romane au pied d'une colline.
L'église Saint-Martin de Fermanville, avec son clocher construit à flanc de colline pour que les cloches soient entendues de part et d'autre du mont Varin.

La première église paroissiale date du XIIIe siècle, voire possiblement du XIe ou XIIe siècle[I 23]. Elle a été profondément remaniée en 1658 puis en 1829 pour tenir compte de l'augmentation de la population de Fermanville. Cette église est particulière en raison de son plan en croix grecque (avec des bras de longueur égale) et de l'absence de clocher. Un campanile séparé a été bâti lors des travaux de 1658 sur la colline derrière l'église plutôt que d'être rajouté à l'église même, ce pour des raisons de coût[I 24]. La chapelle du transept nord est dédiée à saint Martin, celle du transept sud à Notre-Dame de Lourdes. La plupart des vitraux datent du début du XXe siècle. Huit vitraux ont été posés après la Seconde Guerre mondiale[P 44].

La chapelle Notre-Dame-de-Lorette a été édifiée en 1925, à proximité d'une villa du hameau de la Bordette, achetée par la paroisse Notre-Dame-de-Lorette pour accueillir sa colonie de vacances[I 25]. Depuis 1999, elle abrite une boutique de produits d'artisanat marocain[P 45].

La chapelle Notre-Dame-des-Champs, dans la vallée des Moulins, a été construite en 1858 au 153-155 rue de Rennes à Paris, église provisoire de la paroisse Notre-Dame-des-Champs jusqu'à l'inauguration de l'actuelle église en 1876[D 60]. En 1931, cette chapelle en bois de sapin est transportée dans la vallée des Moulins de Fermanville, devant le moulin accueillant la colonie de vacances de la paroisse depuis 1929[I 25].

Patrimoine civil

Le viaduc ferroviaire de la vallée des Moulins, dit viaduc de Fermanville ou de Fatosme, est l'un des emblèmes du Cotentin[B 44]. Il traverse la vallée avec ses 20 arches totalisant 242 mètres de long pour 32 mètres de haut. Il est construit entre 1908 et 1911 pour le passage du train allant de Cherbourg à Barfleur, familièrement appelé « Tue-Vaques », afin de permettre aux agriculteurs de vendre leurs productions à Cherbourg, et aux Cherbourgeois de passer quelque moment de villégiature sur la côte[B 44]. Il est partiellement détruit par l'armée allemande et par les tirs de la marine alliée en . Restauré en 1947, il reste en usage jusqu'à la fermeture de la ligne de train le [B 45].

Les deux ports de Fermanville, le port du cap Lévi et le port Pignot, sont aménagés au XIXe siècle pour permettre l'exploitation des carrières de granite rose du cap Lévi. Le port Pignot, d'une capacité de 18 mouillages, est l'un des plus petits ports de France, avec Port Racine à Saint-Germain-des-Vaux[D 61]. Il est construit sur la côte est du cap Lévi en 1889 par le carrier lillois Charles Pignot, pour l'acheminement du granite extrait de la carrière attenante du mont des Chèvres[I 26]. Outre les maisons traditionnelles locales, le granite rose de Fermanville sert notamment à la construction de la rade de Cherbourg, de la cale de la Compagnie générale transatlantique au Havre, du phare de Gatteville, du frontispice des magasins Printemps à Paris, de l'obélisque d'Utah Beach, et à la fabrication des pavés de plusieurs secteurs du Paris-Roubaix[P 46].

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine militaire

De nombreux vestiges militaires, témoins de l'importance stratégique de Fermanville dans la défense de Cherbourg, parsèment le territoire de la commune. Les plus remarquables sont le fort du cap Lévi, construit au début du XIXe siècle, et la batterie du Bruley, construite en 1936.

Le fort du cap Lévi est construit sur le promontoire du mont de Rouen sous le Consulat pour protéger le cabotage et l'acheminement des matériaux nécessaires à la construction de la rade de Cherbourg[P 47]. Il est constitué d'une batterie quadrangulaire d'environ 50 m sur 30. À l'origine semi-circulaire, la banquette est redessinée en 1861 pour s'adapter à l'évolution de l'artillerie[P 47].

Le fort est déclassé en 1875 et devient au début du XXe siècle une résidence secondaire. Endommagé pendant les combats de 1944, il est racheté en 1953 et transformé par l'industriel français Félix Amiot en résidence de prestige[P 47]. Propriété du Conservatoire du littoral depuis 1990, il devient un gîte en 1998[D 57].

La batterie du Bruley, inutilisée depuis 1945, est déclassée en 1990 et vendue au Conservatoire du Littoral, qui crée à cette occasion le site « Pointe du Brick » pour protéger les landes[D 8]. Devenu un lieu de promenade, la batterie et l'observatoire en particulier sont régulièrement peintes et repeintes par des graffeurs. Les graffeurs cherbourgeois Blesea et Baby-K y réalisent notamment deux œuvres monumentales : en 2017, ils rendent hommage aux héros du débarquement de Normandie en maquillant l'observatoire en clocher de Sainte-Mère-Église[P 48], et en 2020 en réalisant un trompe-l'œil inspiré d'un véhicule de l'univers de Star Wars, le TB-TT[P 49].

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Monuments commémoratifs

Deux monuments commémorent des naufrages ayant eu lieu au large des côtes fermanvillaises.

La croix du Prométhée est érigée en 1933 sur la pointe de Fréval en souvenir des 62 disparus dans le naufrage de ce sous-marin le . La stèle de La Fidèle salue la mémoire des cinq victimes de l'explosion de la gabare chargée du pétardage d'explosifs dans la fosse Lévi le [D 19].

Une stèle est érigée dans les années 1990 au Montéreire, devant l'ancienne gare, en mémoire des victimes du nazisme à Fermanville, notamment les prisonniers chargés de construire les batteries côtières[P 50].

Le monument aux morts en granite de Fermanville est inauguré le [I 25] dans le cimetière, et porte les noms de 28 Fermanvillais morts pendant la Première Guerre mondiale (dont 26 morts pour la France), 8 Fermanvillais morts pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale et un Fermanvillais mort pour la France pendant la guerre d'Algérie[D 62]. Les morts de la Première Guerre mondiale sont également commémorés sur un vitrail de l'église. Le cimetière abrite également la tombe collective de l'équipage d'un bombardier Blenheim de la Royal Air Force abattu par la flak allemande le [D 63],[I 27].

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Fermanville dans les arts et la culture

Fermanville sert de décors aux poèmes de Marie Ravenel ainsi qu'à plusieurs films, téléfilms et séries télévisées.

En , le réalisateur Jean-Pierre Mocky tourne La Candide Madame Duff à l'anse du Brick et au fort du cap Lévi[D 64]. En 2005, Richard Berry tourne plusieurs scènes de La Boîte noire au phare du cap Lévi et sur la pointe du Bruley[D 65]. En 2009, le fort du cap Lévi est utilisé comme domicile des personnages principaux de la mini-série Les Corbeaux, réalisée par Régis Musset[D 66]. En 2017, le premier plan du film Milla de Valérie Massadian est tourné à Fermanville[D 67]. En 2018, le téléfilm Meurtres en Cotentin est tourné en partie à Fermanville[D 68].

Personnalités liées à la commune

  • Marie Ravenel (Réthoville, 1811 - Fermanville, 1893), poétesse et meunière française. La place de l'église, à l'entrée de la vallée des Moulins, est baptisée « place Marie-Ravenel » en son honneur.
  • Rachel Hautot (1882-1935), sculptrice née dans la commune. Son nom est donné à une place du Hameau Carré.
  • Félix Amiot (1894-1974), industriel français, propriétaire du fort du cap Lévi.

Logotype

logo de type blason
Logo de la commune de Fermanville.

La commune ne possède pas de blason. Le logo de Fermanville s'apparente à un blason, en reprenant la forme d'un écu français du XVIIe siècle, à bande de gueules. Les charges représentent deux monuments caractéristiques de Fermanville : le viaduc et le phare.

Pour approfondir

Bibliographie

  • Paul Ingouf-Knocker, Fermanville : Commune du Cotentin, Lassy, Paoland Connaissance, coll. « Recouvrance », , 128 p. (ISBN 2-910967-15-8).
  • Charles Birette, Le Val de Saire illustré : Sites, monuments, histoires, grands personnages, Caen, Société d'impression de Basse Normandie, , 83 p. (lire en ligne).
  • Claude Pithois, Le Val de Saire, Coutances, Arnaud-Bellée, , 168 p. (lire en ligne).
  • Michel Harouy, Le Val de Saire au temps du Tue-Vâques, Le Coudray-Macouard, Cheminements, , 219 p. (ISBN 2-84478-266-3, lire en ligne).
  • Roger Jouet, Histoire du Cotentin : Des origines à nos jours, Bayeux, Éditions OREP, , 285 p. (ISBN 9782815105132).

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes et cartes

  • Notes
  1. Les ZNIEFF de type I sont de superficie réduite, des espaces homogènes d’un point de vue écologique et qui abritent au moins une espèce et/ou un habitat rares ou menacés, d’intérêt aussi bien local que régional, national ou communautaire.
  2. Les ZNIEFF de type II sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  3. Le site est appelé ainsi par le Conservatoire, bien que l'acquisition initiale porte sur les terrains militaires de la pointe du Bruley.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Mot valise en normand signifiant « Tue vaches ».
  7. cf. Iglemare (Seine-Maritime, Normanville, la mare d'Iglemare 1462-65); Inglemare (Eure, Seine-Maritime), par exemple : Inglemare à Amfreville-la-Campagne, Iglemara 1239) et Ingremare (Eure)
  8. Le premier duc de Normandie en titre est Richard II, duc de 996 à 1026. Ses prédécesseurs Rollon, Guillaume Longue-Épée et Richard Ier portaient le titre de jarl des Normands et comte de Rouen.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. « Carte administratives de Fermanville » sur Géoportail (consulté le 16 juin 2020)..
  2. IGN, « Carte IGN de Fermanville », sur Géoportail (consulté le 10 juin 2020).
  3. « Carte géologique de Fermanville » sur Géoportail (consulté le 16 juin 2020)..
  4. a b c et d « Carte hydrologique de Fermanville » sur Géoportail (consulté le 16 juin 2020)..
  5. « Zones ZNIEFF de Fermanville » sur Géoportail (consulté le 29 juin 2020)..
  6. « Carte des zones Natura 2000 » sur Géoportail (consulté le 16 juin 2020)..
  7. a b et c IGN, « Carte IGN de Fermanville – routes », sur Géoportail consulté le = 16 juin 2020.
  8. DREAL Basse-Normandie, « Risque de remontée des nappes phréatiques », sur donnees.normandie.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 7 juillet 2020).
  9. DREAL Basse-Normandie, « Zones sous le niveau marin », sur donnees.normandie.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 7 juillet 2020).
  10. a et b DREAL Basse-Normandie, « Atlas de prédisposition aux chutes de blocs de Basse-Normandie », sur donnees.normandie.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 21 juillet 2020).
  11. DREAL Basse-Normandie, « Le potentiel radon par commune dans la Manche », sur donnees.normandie.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 19 août 2020).

Références

  • Références issues de l'administration française
  1. Insee, « Commune de Fermanville (50178) » (consulté le 3 novembre 2020).
  2. SIGES Seine-Normandie, « Fiche commune Fermanville », sur sigessn.brgm.fr (consulté le 10 juin 2020).
  3. Inventaire national du patrimoine naturel, « BNO0208 - Granite varisque de Fermanville au Cap Lévi », sur inpn.mnhn.fr, Muséum national d'histoire naturelle (consulté le 10 juin 2020).
  4. Bureau de recherches géologiques et minières, « Notice explicative de la carte géologique au 1/50000 de la feuille Saint-Vaast-la-Hougue » (consulté le 17 juin 2020).
  5. a b c et d Inventaire national du patrimoine naturel, « BNO0129 - Plages perchées quaternaires dans l'Anse du Brick - Description géologique », sur inpn.mnhn.fr, Muséum national d'histoire naturelle (consulté le 25 juin 2020).
  6. Inventaire national du patrimoine naturel, « BNO0129 - Plages perchées quaternaires dans l'Anse du Brick - Intérêt », sur inpn.mnhn.fr, Muséum national d'histoire naturelle (consulté le 25 juin 2020).
  7. Inventaire national du patrimoine naturel, « BNO0130 - Plages perchées quaternaires au Cap Lévi », sur inpn.mnhn.fr, Muséum national d'histoire naturelle (consulté le 25 juin 2020).
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Nô (I6405600) ».
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau des Hauvetteries (I6405760) ».
  10. Sandre, « Fiche cours d'eau - Cours d'Eau 01 du Marais de Tocqueboeuf (I6405500) ».
  11. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau du Nid du Corps (I6406500) ».
  12. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau du Viviers (I6406550) ».
  13. Conservatoire du littoral, « Etat des lieux du Document unique de gestion du Val de Saire », sur littoral-normand.n2000.fr, (consulté le 30 juin 2020), p. 44.
  14. a et b Météo France, « Caractéristique du département de la Manche [archive »] (version du 28 octobre 2007 sur l'Internet Archive).
  15. « SCOT du Cotentin – État initial de l'environnement » (consulté le 23 juin 2020), p. 22.
  16. « SCOT du Cotentin – État initial de l'environnement » (consulté le 23 juin 2020), p. 20.
  17. Préfecture de la Manche, « APPB N° AB002 – Arrêté préfectoral de protection de biotope "Cordons dunaires à Chou marin" », (consulté le 29 juin 2020).
  18. Inventaire national du patrimoine naturel, « Liste des sites Natura 2000 de la commune de Fermanville », sur inpn.mnhn.fr, Muséum national d'histoire naturelle (consulté le 24 juin 2020).
  19. a et b Inventaire national du patrimoine naturel, « FR2500085 – Récifs et marais arrière-littoraux du cap Lévi à la pointe de Saire », sur inpn.mnhn.fr, Muséum national d'histoire naturelle (consulté le 24 juin 2020).
  20. a et b Inventaire national du patrimoine naturel, « ZNIEFF 25M000019 – Large du cap Lévi », sur inpn.mnhn.fr, Muséum national d'histoire naturelle (consulté le 29 juin 2020).
  21. Inventaire national du patrimoine naturel, « ZNIEFF 250013135 – Landes de l'anse du Brick », sur inpn.mnhn.fr, Muséum national d'histoire naturelle (consulté le 29 juin 2020).
  22. Inventaire national du patrimoine naturel, « ZNIEFF 250013136 – Landes de la vallée des Moulins », sur inpn.mnhn.fr, Muséum national d'histoire naturelle (consulté le 29 juin 2020).
  23. Inventaire national du patrimoine naturel, « FR1100029 – Pointe du Brick », sur inpn.mnhn.fr, Muséum national d'histoire naturelle (consulté le 29 juin 2020).
  24. Conservatoire du littoral, « Etat des lieux du Document unique de gestion du Val de Saire », sur littoral-normand.n2000.fr, (consulté le 30 juin 2020), p. 8.
  25. « SCOT du Cotentin – Diagnostic 2-2 » (consulté le 1er juillet 2020), p. 237.
  26. a et b Ministère de la transition écologique et solidaire, « Risques sur la commune de Fermanville », sur georisques.gouv.fr (consulté le 19 août 2020).
  27. a b c d et e Préfecture de la Manche, « Dossier départemental des risques majeurs de la Manche », sur manche.gouv.fr, .
  28. Inventaire départemental Manche, BRGM, « Rapport de mouvement de terrain – Fermanville », sur fiches-risques.brgm.fr, (consulté le 21 juillet 2020).
  29. BRGM, « Cartographie prédictive des concentrations potentielles en radon en Basse-Normandie », sur normandie.ars.sante.fr, (consulté le 11 décembre 2020), p. 12 et 39.
  30. « Apport des données acoustiques à la connaissance d'un gisement archéologique. Exemple du site de La Mondrée à Fermanville (Manche) », sur Ifremer (consulté le 25 février 2020).
  31. « Biéroc-La Mondrée », Archéologie sous-marine, Ministère de la Culture (consulté le 25 février 2020).
  32. a et b « Phare du cap Lévi », notice no IA50000602, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. Décret no 2014-246 du 25 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Manche.
  34. « Résultats de l'élection présidentielle 2002 – Résultats par commune – Fermanville », Ministère de l'Intérieur (consulté le 26 août 2020).
  35. « Résultats des élections législatives 2002 – Résultats par commune – Fermanville », Ministère de l'Intérieur (consulté le 26 août 2020).
  36. « Résultats de l'élection présidentielle 2007 – Résultats par commune – Fermanville », Ministère de l'Intérieur (consulté le 26 août 2020).
  37. « Résultats des élections législatives 2007 – Résultats par commune – Fermanville », Ministère de l'Intérieur (consulté le 26 août 2020).
  38. « Résultats de l'élection présidentielle 2012 – Résultats par commune – Fermanville », Ministère de l'Intérieur (consulté le 26 août 2020).
  39. « Résultats des élections législatives 2012 – Résultats par commune – Fermanville », Ministère de l'Intérieur (consulté le 26 août 2020).
  40. « Résultats de l'élection présidentielle 2017 – Résultats par commune – Fermanville », Ministère de l'Intérieur (consulté le 26 août 2020).
  41. « Résultats des élections législatives 2017 – Résultats par commune – Fermanville », Ministère de l'Intérieur (consulté le 26 août 2020).
  42. « Résultats des élections européennes 2019 – Résultats par commune – Fermanville », Ministère de l'Intérieur (consulté le 26 août 2020).
  43. « Élections municipales et communautaires 2020 – Résultats par commune – Fermanville », Ministère de l'Intérieur (consulté le 26 août 2020).
  44. a et b « Élections municipales et communautaires 2020 – Résultats par commune – Fermanville », Ministère de l'Intérieur (consulté le 26 août 2020).
  45. « Résultats des élections départementales 2015 – Résultats par commune – Fermanville », Ministère de l'Intérieur (consulté le 26 août 2020).
  46. « Résultats des élections régionales 2015 – Résultats par commune – Fermanville », Ministère de l'Intérieur (consulté le 26 août 2020).
  47. a b c et d « Comptes de la commune de Fermanville », Ministère de l'Action et des Comptes publics (consulté le 23 janvier 2021).
  48. « École Eugène Mahaut », sur education.gouv.fr (consulté le 2 septembre 2020).
  49. « Saint-Pierre-Église », sur education.gouv.fr (consulté le 2 septembre 2020).
  50. « Cherbourg », sur education.gouv.fr (consulté le 2 septembre 2020).
  51. « Structure et distribution des revenus, inégalité des niveaux de vie en 2018 : Dispositif Fichier localisé social et fiscal (Filosofi) », sur insee.fr, (consulté le 21 janvier 2021).
  52. Agreste, « Superficie agricole utilisée (SAU) des exploitations », Service de la statistique et de la prospective (SSP) du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt (consulté le 11 octobre 2020).
  53. Ministère de la Santé, « ANSE DU BRICK » (consulté le 14 octobre 2020).
  54. Ministère de la Santé, « ANSE DE LA MONDREE » (consulté le 14 octobre 2020).
  55. Ministère de la Santé, « ANSE DE LA VISIERE » (consulté le 14 octobre 2020).
  56. a et b « Manoir d'Inthéville », notice no PA50000023, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  57. « Stèle de Marie Ravenel », notice no PA50000052, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  58. « Groupe sculpté : Vierge à l'Enfant entre deux anges musiciens », notice no PM50000400, base Palissy, ministère français de la Culture.
  59. « Statue : Sainte femme portant un livre ouvert », notice no PM50000401, base Palissy, ministère français de la Culture.
  60. « Statue : Saint Martin, évêque », notice no PM50000402, base Palissy, ministère français de la Culture.
  61. « calice, patène », notice no PM50000403, base Palissy, ministère français de la Culture.
  1. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  2. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  3. LOG T3 - Résidences principales selon le nombre de pièces.
  4. LOG T4 - Nombre moyen de pièces des résidences principales.
  5. LOG T5 - Résidences principales en 2017 selon la période d'achèvement.
  6. LOG T1 - Évolution du nombre de logements par catégorie en historique depuis 1968.
  7. POP T2M - Indicateurs démographiques en historique depuis 1968
  8. POP T3 - Population par sexe et âge en 2017
  9. REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018.
  10. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  11. EMP T4 - Chômage (au sens du recensement) des 15-64 ans.
  12. EMP T5 - Emploi et activité.
  13. a et b CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015.
  14. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2019.
  • Mairie de Fermanville et Planis, Rapport de présentation du Plan local d'urbanisme de la commune de Fermanville, (lire en ligne).
  1. a et b PLU, p. 110.
  2. PLU, p. 60.
  3. a et b PLU, p. 61-62.
  4. PLU, p. 58.
  5. PLU, p. 63-64.
  6. PLU, p. 65.
  7. PLU, p. 50.
  8. a b et c PLU, p. 76.
  9. PLU, p. 109.
  10. a b et c PLU, p. 111.
  11. PLU, p. 112.
  12. PLU, p. 74.
  13. PLU, p. 113.
  14. PLU, p. 115-117.
  15. PLU, p. 75.
  16. a et b PLU, p. 121.
  17. PLU, p. 120.
  18. PLU, p. 124.
  19. a et b PLU, p. 7-8.
  20. PLU, p. 38.
  21. PLU, p. 41.
  22. PLU, p. 57.
  23. a et b PLU, p. 25.
  24. PLU, p. 85.
  25. a et b PLU, p. 82-85.
  26. PLU, p. 21.
  27. PLU, p. 27.
  28. PLU, p. 24.
  • Site internet de la mairie de Fermanville
  1. Mairie de Fermanville, « La vallée des Moulins », sur mairiefermanville.fr (consulté le 29 juin 2020).
  2. Mairie de Fermanville, « Le marais arrière littoral », sur mairiefermanville.fr (consulté le 29 juin 2020).
  3. Mairie de Fermanville, « La Faune », sur mairiefermanville.fr (consulté le 29 juin 2020).
  4. Mairie de Fermanville, « La Flore », sur mairiefermanville.fr (consulté le 29 juin 2020).
  5. Mairie de Fermanville, « Tri sélectif », sur mairiefermanville.fr (consulté le 1er septembre 2020).
  6. Mairie de Fermanville, « L'école », sur mairiefermanville.fr (consulté le 2 septembre 2020).
  7. Mairie de Fermanville, « Agence postale communale », sur mairiefermanville.fr (consulté le 4 septembre 2020).
  8. a et b Mairie de Fermanville, « Associations », sur mairiefermanville.fr (consulté le 16 septembre 2020).
  • Paul Ingouf-Knocker, Fermanville,
  • Autres références bibliographiques
  1. Pithois 1974, p. 66-67.
  2. a b c et d Pithois 1974, p. 68.
  3. a b c et d Harouy 2004, p. 133.
  4. Harouy 2004, p. 146.
  5. François de Beaurepaire (préf. Yves Nédélec), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Paris, A. et J. Picard, , 253 p. (ISBN 2-7084-0299-4, OCLC 15314425), p. 117.
  6. Jean Adigard des Gautries, Les noms de personnes scandinaves en Normandie de 911 à 1066, Paris, Lund C. Blom, , p. 188.
  7. Léopold Delisle, Recueil des actes de Henri II, revu et publié par Élie Berger, t. I, Paris, Imprimerie Nationale, , p. 551, § CCCCXXIII.
  8. Amédée Léchaudé d'Anisy, Grands Rôles des Échiquiers de Normandie, vol. 5, Paris, Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie, , p. 32b.
  9. Amédée Léchaudé d'Anisy, Magni Rotuli Scaccariæ Normanniæ sub regibus Angliæ, pars secunda, vol. 6, Paris, Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie, , p. 12a.
  10. Jean Adigard des Gautries, Les noms de personnes scandinaves en Normandie de 911 à 1066, Paris, Lund C. Blom, , p. 446.
  11. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 173.
  12. René Lepelley, « Le parler normand du Val-de-Saire (Manche) : phonétique, morphologie, syntaxe, vocabulaire de la vie rurale », Cahier des Annales de Normandie, no 7,‎ , p. 21 (lire en ligne, consulté le 11 novembre 2020).
  13. a b et c Jean Renaud, Vikings et noms de lieux de Normandie : Dictionnaire des toponymes d'origine scandinave en Normandie, Cully, Éditions OREP, , 203 p. (ISBN 978-2-915762-89-1), p. 37b et 112a.
  14. Trésor de la langue normande, t. 2 : dictionnaire normand-français, Marigny, Éditions Eurocibles, , p. 111.
  15. Trésor de la langue normande, t. 2 : dictionnaire normand-français, Marigny, Éditions Eurocibles, , p. 136.
  16. Trésor de la langue normande, t. 2 : dictionnaire normand-français, Marigny, Éditions Eurocibles, , p. 163.
  17. Trésor de la langue normande, t. 2 : dictionnaire normand-français, Marigny, Éditions Eurocibles, , p. 559.
  18. Trésor de la langue normande, t. 2 : dictionnaire normand-français, Marigny, Éditions Eurocibles, , p. 574.
  19. Charles de Gerville, Etudes géographiques et historiques sur le département de la Manche, Cherbourg, Feuardent, (lire en ligne), p. 115.
  20. (en) Norman Golb, The Jews in medieval Normandy : A Social and Intellectual History, Cambridge, Cambridge University Press, , 621 p. (ISBN 978-0-521-58032-8, lire en ligne), p. 63 et 106-107.
  21. Jouet 2019, p. 10.
  22. a et b Dominique Cliquet, Les Premiers Hommes en Normandie, Cully, Éditions OREP, coll. « Archéologies normandes », , 47 p. (ISBN 978-2-8151-0070-0), p. 27.
  23. Henry de Lumley, La Domestication du feu aux temps paléolithiques, Paris, Odile Jacob, (lire en ligne).
  24. Jouet 2019, p. 14.
  25. Charles de Gerville, « Recherches sur les voies romaines du Cotentin », dans Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, années 1829 et 1830, Caen, Mancel, libraire-éditeur, (lire en ligne), p. 35-36.
  26. Arcisse de Caumont, « Rapport des activités de la Société », dans Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, années 1829 et 1830, Caen, Mancel, libraire-éditeur, (lire en ligne), p. 35-36.
  27. Jouet 2019, p. 33-34.
  28. Pierre Bauduin, La première Normandie : Xe – XIe siècle, Caen, Presses Universitaires de Caen, , 469 p. (ISBN 978-2-84133-145-1).
  29. Jouet 2019, p. 34-39.
  30. (en) Wilfred Lewis Warren, Henry II, Berkeley, University of California Press, coll. « English Monarchs », , 693 p. (ISBN 978-0-520-02282-9, lire en ligne), p. 144-145.
  31. a et b Louis Drouet, Recherches historiques sur les vingt communes du canton de Saint-Pierre-Église : antiquités, églises, châteaux, succession des curés, généalogie des seigneurs, guerres civiles et religieuses, écoles et municipalités, monastère de Notre-Dame, Cherbourg, Imprimerie Saint-Joseph, (lire en ligne), p. 280-283.
  32. (en) Clifford J. Rogers, War Cruel and Sharp : English Strategy under Edward III, 1327-1360, Woodbridge, Boydell & Brewer, , 458 p. (ISBN 978-1-84383-929-3), p. 245-247.
  33. Gilles de Gouberville, Journal manuscrit d'un Sire de Gouberville et du Mesnil-au-val, Rennes, Typ. Oberthur, (lire en ligne), p. 514.
  34. Birette 1932, p. 13.
  35. Pithois 1974, p. 66.
  36. Harouy 2004, p. 177.
  37. Claude Picard, Les Sous-marins de 1 500 tonnes, Rennes, Marines Éditions, , 119 p. (ISBN 2-915379-55-6 et 978-2-915-37955-6, OCLC 421731181, notice BnF no FRBNF40993561), p. 24-26.
  38. a et b Michel Boivin, Les Manchois dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale, t. 3 : l'0ccupation, Marigny, Eurocibles, , p. 122.
  39. Michel Boivin, Les Manchois dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale, t. 3 : l'0ccupation, Marigny, Eurocibles, , p. 46.
  40. (en) Samuel Eliot Morison, History of United States Naval Operations in World War II : The Invasion of France and Germany: 1944-1945, vol. 11, Chicago, University of Illinois Press, , 424 p. (ISBN 978-0-252-07062-4, lire en ligne), p. 205.
  41. (en) Donald A. Berkte et Don Kindell, World War II Sea War : New Guinea, Normandy and Saipan, vol. 13, Dayton, Bertke Publications, , 478 p. (ISBN 978-1-937470-25-8, lire en ligne), p. 323-325.
  42. Paul Carell, Ils arrivent !, Paris, Robert Laffont, coll. « Ce jour-là… », , p. 266-278.
  43. René Gautier, 601 communes et lieux de vie de la Manche [détail des éditions].
  44. a et b « Fermanville – Le viaduc », dans La Presse de la Manche, Patrimoine du Cotentin, Cherbourg, Société cherbourgeoise d'édition, , p. 70-71.
  45. Harouy 2004, p. 70-75.
  • Articles scientifiques
  1. a et b Sylvie Coutard, Jean-Pierre Lautridou et Edward Rhodes, « Discontinuités dans l'enregistrement des cycles interglaciaire-glaciaire sur un littoral en contexte intraplaque. Exemple du Val de Saire (Normandie, France) », Quaternaire, vol. 16/3,‎ , p. 218 (lire en ligne, consulté le 9 mars 2020).
  2. Marcel Roupsard, « Les deux Val de Saire », Cahier des Annales de Normandie, vol. 26 – Mélanges René Lepelley,‎ , p. 577-584 (lire en ligne, consulté le 28 mai 2020).
  3. Jean Sommé, « Unités lithostratigraphiques quaternaires du nord de la France : un inventaire », Quaternaire, vol. 24, no 1,‎ , p. 6 (lire en ligne, consulté le 25 juin 2020).
  4. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergeo : European Journal of Geography, no 501,‎ (lire en ligne, consulté le 11 décembre 2020).
  5. a b c et d René Lepelley, « Traces des Vikings dans la toponymie actuelle de la Normandie », Annales de Normandie, vol. 52, no 3,‎ , p. 214 (lire en ligne, consulté le 25 février 2020).
  6. a et b René Lepelley, « La côte des Vikings : toponymie des rivages du Val de Saire (Manche) », Annales de Normandie, vol. 43-1,‎ , p. 30 (lire en ligne, consulté le 25 février 2020).
  7. a et b René Lepelley, « La côte des Vikings : toponymie des rivages du Val de Saire (Manche) », Annales de Normandie, vol. 43-1,‎ , p. 34 (lire en ligne, consulté le 25 février 2020).
  8. René Lepelley, « La côte des Vikings : toponymie des rivages du Val de Saire (Manche) », Annales de Normandie, vol. 43-1,‎ , p. 23 (lire en ligne, consulté le 25 février 2020).
  9. René Lepelley, « La côte des Vikings : toponymie des rivages du Val de Saire (Manche) », Annales de Normandie, vol. 43-1,‎ , p. 33 (lire en ligne, consulté le 25 février 2020).
  10. René Lepelley, « La côte des Vikings : toponymie des rivages du Val de Saire (Manche) », Annales de Normandie, vol. 43-1,‎ , p. 36 (lire en ligne, consulté le 25 février 2020).
  11. René Lepelley, « La côte des Vikings : toponymie des rivages du Val de Saire (Manche) », Annales de Normandie, vol. 43-1,‎ , p. 24 (lire en ligne, consulté le 25 février 2020).
  12. a et b Antoinette Taboué, « Alauna et les voies anciennes du Nord-Est du Cotentin », Annales de Normandie, vol. 49-1,‎ , p. 7 (lire en ligne, consulté le 25 février 2020).
  13. Fernand Lechanteur, « Traits toponymiques de la Normandie », Annales de Normandie, vol. 3, no 4,‎ , p. 10 (lire en ligne, consulté le 1er décembre 2020).
  14. Rémy Villand, « Les juifs dans la Manche au Moyen Âge », Publications multigraphiées de la Société d'archéologie et d'histoire de la Manche, vol. 43,‎ , p. 18 (lire en ligne, consulté le 1er décembre 2020).
  15. a b et c Denise Michel, « Le gisement préhistorique de Port Pignol à Fermanville : I. Étude archéologique », Gallia Préhistoire, vol. 25, no 1,‎ , p. 1-68 (lire en ligne, consulté le 3 septembre 2020).
  16. a et b (en) Dominique Cliquet, Sylvie Coutard, Martine Clet, Jean Allix, Bernadette Tessier et al., « The Middle Paleolithic underwater Site of La Mondrée, Normandy, France », dans Jonathan Benjamin, Clive Bonsall, Catriona Pickard, Anders Fischer (ed.), Submerged Prehistory Archeology, Oxford, Oxbow Books, (ISBN 9781842174180, DOI 10.2307/j.ctvh1dx0v.15, lire en ligne), p. 111-128.
  17. E. Tollemer, « Deux nouvelles stations préhistoriques », Bulletin de la Société artistique et industrielle de Cherbourg, vol. 1905,‎ , p. 111 (lire en ligne, consulté le 30 juin 2020).
  18. Frédéric Scuvée, « Un mégalithe oublié à Fermanville (Manche) », Littus, vol. 5,‎ , p. 24-25.
  19. Vincent Carpentier, Emmanuel Ghesquière et Cyril Marcigny, « Un atelier de bouilleur de sel à Fermanville. Premier regard sur les sauniers gaulois du Nord-Cotentin », Bulletin d'information de l'Association Manche Atlantique pour la recherche archéologique dans les Îles, no 17,‎ , p. 39-53 (lire en ligne, consulté le 27 octobre 2020).
  20. Claude Jigan, « Inventaire provisoire des trésors de monnaies romaines découverts dans le département de la Manche », Annales de Normandie, vol. 36-3,‎ , p. 191 (lire en ligne, consulté le 26 février 2020).
  21. Vincent Carpentier, « Saxon, viking ou pas ? Les tribulations d’un bateau médiéval échoué sur la côte de la Manche, à Fermanville », dans Pour une archéologie indisciplinée : Réflexions croisées autour de Joëlle Burnouf, Paris, Inrap, (ISBN 978-2-35518-073-6), p. 57-64.
  22. Frédéric Scuvée, « La grande barque médiévale de Fermanville », dans Les Normands et la Mer : Actes du XXVe congrès des Sociétés Historiques et Archéologiques de Normandie ; Cherbourg, 4-7 octobre 1990, Saint-Vaast-la-Hougue, Musée maritime de l'île de Tatihou, (ISBN 2-9506776-4-9), p. 402-411.
  23. Lucien Musset, « Considérations sur la genèse et le tracé des frontières de la Normandie », dans Média in Francia, recueil de mélanges offerts à Karl-Ferdinand Werner, Maulévrier, Hérault-éditions, , p. 309-318.
  24. Vincent Carpentier et Cyril Marcigny, « Traces et absence de traces. L'archéologie moderne face au paradoxe de l'implantation des Vikings en Normandie », Nordiques, no 29,‎ , p. 25-43 (lire en ligne, consulté le 27 octobre 2020).
  25. « Et in crastino applicuit in Normannia apud Kapelwic et fere omnes comites et barones et milites Angliae secuti sunt eum in Normanniam. » : « Et le lendemain, il aborda en Normandie à Kapelwic [ancienne forme de cap Lévi.] et presque tous les comtes et barons et soldats anglais le suivirent en Normandie. », Benoît de Peterborough, Gesta Regis Henrici Secundi, Tom. XIII. p. 171 B in René Lepelley, « La côte des Vikings : toponymie des rivages du Val de Saire (Manche) », Annales de Normandie, vol. 43-1,‎ , p. 30 (lire en ligne, consulté le 25 février 2020).
  26. a et b Carine Blanc et Pierre Cussac, « Recherches sur les comportements démographiques et sociaux des gens de mer dans les communauté villageoises de Fermanville et Cosqueville au XVIIIe siècle », dans Les Normands et la Mer : Actes du XXVe congrès des Sociétés Historiques et Archéologiques de Normandie ; Cherbourg, 4-7 octobre 1990, Saint-Vaast-la-Hougue, Musée maritime de l'île de Tatihou, (ISBN 2-9506776-4-9), p. 30-33.
  27. Thibault Richard, « Les batteries fixes d'artillerie côtière allemande pendant la Seconde Guerre mondiale dans le Cotentin. Principes de construction et choix des sites », Guerres mondiales et conflits contemporains, no 165,‎ , p. 49-51 (lire en ligne, consulté le 2 décembre 2020).
  • Articles de presse
  1. « Les poneys exmoor prennent leurs quartiers d'hiver », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 29 juin 2020).
  2. a et b Frédérique Jourdaa, « Fermanville. La commune devra revoir son plan », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 30 juin 2020).
  3. « Fermanville. Le dossier "Numérues" bien avancé », La Manche libre,‎ (lire en ligne, consulté le 16 septembre 2020).
  4. « Neuf départs depuis l’aéroport de Cherbourg en 2020 », La Presse de la Manche,‎ (lire en ligne, consulté le 5 juillet 2020).
  5. Carole Legoff, « Après des travaux de sécurisation, la plage de l’Anse du Brick peut rouvrir », La Presse de la Manche,‎ (lire en ligne, consulté le 21 juillet 2020).
  6. Georges Bernage, « Les Vikings du Sarnes », Vikland, la revue du Cotentin, no 5,‎ avril-mai-juin 2013, p. 8 (ISSN 0224-7992).
  7. Jeannine Bavay, « Fermanville », Vikland, la revue du Cotentin, no 5,‎ avril-mai-juin 2013, p. 35 (ISSN 0224-7992).
  8. a et b Jeannine Bavay, « Fermanville », Vikland, la revue du Cotentin, no 5,‎ avril-mai-juin 2013, p. 36 (ISSN 0224-7992).
  9. Jeannine Bavay, « Fermanville », Vikland, la revue du Cotentin, no 5,‎ avril-mai-juin 2013, p. 37 (ISSN 0224-7992).
  10. Annie Jeanne, « Seconde guerre mondiale : le deuxième camp de prisonniers russes dans le Val de Saire est localisé », La Presse de la Manche,‎ (lire en ligne, consulté le 14 octobre 2020).
  11. « Huit intercommunalités dans la Manche en 2017 », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 26 août 2020).
  12. « Cherbourg. Législatives : à Cherbourg, Sonia Krimi renverse Blaise Mistler », La Manche libre,‎ (lire en ligne, consulté le 26 août 2020).
  13. « Fermanville. La nouvelle équipe municipale est en place depuis dimanche 24 mai », La Manche libre,‎ (lire en ligne, consulté le 26 août 2020).
  14. « Les échos de la vallée des Moulins », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 31 août 2020).
  15. Réélection 2014 : « Un second mandat pour Nicole Belliot-Delacourt », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 7 avril 2014).
  16. Réélection 2020 : « Municipales à Fermanville. Un troisième mandat de maire pour Nicole Belliot-Delacour », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 13 juin 2020).
  17. « Gondrin-Fermanville, 10 ans d'amitié », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne, consulté le 27 août 2020).
  18. a et b « Buffet campagnard pour le jumelage », La Manche libre,‎ (lire en ligne, consulté le 27 août 2020).
  19. « Fermanville. Jumelage : la bouée cardinale est en place à Gondrin », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 27 août 2020).
  20. « Gondrin-Fermanville, 10 ans d'amitié », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne, consulté le 27 août 2020).
  21. Nathalie Bonnemais, « Cotentin : des travaux spectaculaires entre voirie et téléphonie », La Presse de la Manche,‎ (lire en ligne, consulté le 4 septembre 2020).
  22. « Les pompiers ont effectué 492 interventions », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 4 septembre 2020).
  23. « Nouvelle vedette pour la station SNSM de Fermanville », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 14 septembre 2020).
  24. Nathalie Bonnemains, « 30 jardins ouverts à 100 exposants : bienvenue à la garden-party artistique Campagn'Art ! », La Presse de la Manche,‎ (lire en ligne, consulté le 5 octobre 2020).
  25. « Fermanville. Campagn’Art : 16e édition pleine de surprises », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 5 octobre 2020).
  26. « Fermanville. La date du marché est fixée au dimanche », La Manche libre,‎ (lire en ligne, consulté le 5 octobre 2020).
  27. « Fermanville. Marché des producteurs du dimanche matin », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 5 octobre 2020).
  28. « Les Patoisants du Val-de-Saire en concert », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 5 octobre 2020).
  29. « Fermanville. Le Trail du Tue-Vaques est sur les rails », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 5 octobre 2020).
  30. « 700 participants au Trail du Tue-Vaques : les classements et photos », La Presse de la Manche,‎ (lire en ligne, consulté le 5 octobre 2020).
  31. « Fermanville. Le Pony-Express 10e au national du e-Challenge », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 11 octobre 2020).
  32. « Fermanville. La journée "Pony Games" au "Pony Express du Cotentin" a fait l'unanimité », La Manche libre,‎ (lire en ligne, consulté le 11 octobre 2020).
  33. « Cherbourg. Ports patrimoniaux du Cotentin: l'inquiétude des usagers », La Manche libre,‎ (lire en ligne, consulté le 16 septembre 2020).
  34. « Fermanville. "Les Ateliers du Val de Saire" reprennent les cours », La Manche libre,‎ (lire en ligne, consulté le 16 septembre 2020).
  35. « Dernier bouclage pour Marcel Clairet à La Presse de la Manche », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2020).
  36. Cécile Philippe, « Christine Follet cultive les huîtres en scaphandre », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le 11 octobre 2020).
  37. François-Régis Gaudry, « Huîtres, homards, plateau de fruits de mer à Paris: les 12 adresses du moment », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le 11 octobre 2020).
  38. Nathalie Bonnemains, « Galettes, cuisine thaï et plats du jour… Dans le Val de Saire, ce bar joue la carte des saveurs », La Presse de la Manche,‎ (lire en ligne, consulté le 13 octobre 2020).
  39. Nathalie Bonnemains, « Fermanville : L'auberge du Tue-Vaques souffle ses dix bougies ! », La Presse de la Manche,‎ (lire en ligne, consulté le 13 octobre 2020).
  40. Nathalie Bonnemains, « Cotentin : les propriétaires de ce bar-restaurant-pizzeria fermé de longue date en appellent à TF1 ! », La Presse de la Manche,‎ (lire en ligne, consulté le 13 octobre 2020).
  41. Nathalie Bonnemains, « Fermanville : un food-truck sur le spot de la plage », La Presse de la Manche,‎ (lire en ligne, consulté le 14 octobre 2020).
  42. Gilbert Guerrand, « A Sciotot sur la côte ouest du Cotentin, Bazile Pinel fabrique des planches de surf », France Bleu Cotentin, (consulté le 14 octobre 2020).
  43. Jeannine Bavay, « Fermanville », Vikland, la revue du Cotentin, no 5,‎ avril-mai-juin 2013, p. 42 (ISSN 0224-7992).
  44. Jeannine Bavay, « Fermanville », Vikland, la revue du Cotentin, no 5,‎ avril-mai-juin 2013, p. 41 (ISSN 0224-7992).
  45. « La Lorette : une oasis marocaine dans la lande fermanvillaise », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 14 octobre 2020).
  46. Aurélie Bacheley, « Port Pignot et son irréductible tailleur de pierres », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 14 octobre 2020).
  47. a b et c Edmond Thin, « le fort du cap Lévi », Vikland, la revue du Cotentin, no 5,‎ avril-mai-juin 2013, p. 46-47 (ISSN 0224-7992).
  48. « D-Day : sur une plage de Normandie, un blockhaus transformé en hommage aux héros du 6 juin », La Manche libre,‎ (lire en ligne, consulté le 16 octobre 2020).
  49. Olivier Clerc, « Dans le Cotentin, les blockhaus sous les bombes pacifiques des graffeurs cherbourgeois », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 16 octobre 2020).
  50. Nathalie Bonnemains, « Cotentin : il se bat pour entretenir la mémoire des résistants et des victimes du nazisme », La Presse de la Manche,‎ (lire en ligne, consulté le 14 octobre 2020).
  • Autres sources
  1. « Itinéraire Fermanville-Cherbourg », sur viamichelin.fr (consulté le 3 novembre 2020).
  2. « Itinéraire Fermanville-Cherbourg », sur viamichelin.fr (consulté le 3 novembre 2020).
  3. Viaduc de Fermanville sur Structurae..
  4. « Altitude Fermanville », sur laltitude.fr (consulté le 9 mars 2020).
  5. Jacques Aubry, François Gigot, « Magmatisme varisque - Granite Varisque du Cap Lévi (Manche) », sur Lithothèque de Normandie (consulté le 24 juin 2020).
  6. Jacques Aubry, François Gigot, « Quaternaire – Anse du Brick (Manche) », sur Lithothèque de Normandie (consulté le 24 juin 2020).
  7. « Données climatiques relevées », sur le site de Info Climat (consulté le 23 avril 2020).
  8. a et b Conservatoire du littoral, « Pointe du Brick », sur conservatoire-du-littoral.fr (consulté le 30 juin 2020).
  9. Nomad, Région Normandie, « Correspondances avec la ligne 12 Cherbourg-Barfleur » (consulté le 1er juillet 2020).
  10. « Statistiques annuelles – Aéroport de Cherbourg-Maupertus », sur aeroport.fr, Union des aéroports français (consulté le 5 juillet 2020).
  11. a b et c Dominique Fournier, « Toponymie de Fermanville », sur Wikimanche, (consulté le 17 novembre 2020).
  12. « Ferment », sur Géopatronyme (consulté le 17 novembre 2020).
  13. a et b (en) « Ystein », sur Nordic Names (consulté le 4 décembre 2020).
  14. « BIEROC - LA MONDREE », sur Campagnes océanographiques françaises (consulté le 25 février 2020).
  15. « L’allée couverte du Fort Joret (Fermanville) », Les Mégalithes de la Manche, (consulté le 26 février 2020).
  16. a et b Jacques Aubry, François Gigot, « Exploitation du granite de Fermanville - Carrières Cap Lévi (Manche) », sur Lithothèque de Normandie (consulté le 24 juin 2020).
  17. « Batterie d’artillerie Judée - Ostmark », sur battlefieldsww2.com (consulté le 2 mars 2020).
  18. « Batterie Hamburg – Stp 234 », sur dday-overlord.com (consulté le 2 mars 2020).
  19. a et b « Gabare La Fidèle », sur alabordache.fr (consulté le 28 mai 2010).
  20. Ldh/EHESS/Cassini, « Notice communale de Fermanville » (consulté le 15 décembre 2020).
  21. « Fiche entreprise de la commune de Fermanville », sur le site Infogreffe des greffes des tribunaux de commerce (consulté le 28 août 2020).
  22. « Nomenclature d’activités française - Sous-classe 84.11Z : Administration publique générale », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 28 août 2020).
  23. CA du Cotentin, « Le cycle de l'eau », sur lecotentin.fr (consulté le 1er septembre 2020).
  24. SIAEP de Saint-Pierre-Église, « Rapport relatif au prix et à la qualité du service public d'eau potable pour l'exercice 2014 », sur saint-pierre-eglise.fr, (consulté le 19 décembre 2020), p. 3.
  25. Observatoire national des services d'eau et d'assainissement, « CA DU COTENTIN / eau potable : Service Saint-Pierre-Église » (consulté le 1er septembre 2020).
  26. Observatoire national des services d'eau et d'assainissement, « CA DU COTENTIN / assainissement collectif : Service de Saint-Pierre-Église » (consulté le 1er septembre 2020).
  27. CA du Cotentin, « La collecte des déchets ménagers sur le Pôle de Saint-Pierre-Église », sur lecotentin.fr (consulté le 1er septembre 2020).
  28. CA du Cotentin, « La collecte des déchets ménagers sur le Pôle de Saint-Pierre-Église », sur lecotentin.fr (consulté le 1er septembre 2020).
  29. « Présentation de l'académie de Normandie », sur ac-normandie.fr (consulté le 2 septembre 2020).
  30. CA du Cotentin, « Les transports scolaires », sur lecotentin.fr (consulté le 21 décembre 2020).
  31. Manche Numérique, « 2/3 des Manchois bénéficieront de la fibre optique à fin 2023 », (consulté le 4 septembre 2020).
  32. « A quand la fibre chez moi ? » (consulté le 4 septembre 2020).
  33. Ameli, « Liste des médecins exerçants à Fermanville » (consulté le 4 septembre 2020).
  34. Centre hospitalier public du Cotentin, « Présentation générale » (consulté le 4 septembre 2020).
  35. Polyclinique du Cotentin, « Présentation de la Polyclinique » (consulté le 4 septembre 2020).
  36. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du Ministère de la Justice.
  37. « Code de justice administrative - Article R221-3 », sur legifrance.gouv.fr (consulté le 4 septembre 2020).
  38. « Code de justice administrative - Article R221-7 », sur legifrance.gouv.fr (consulté le 4 septembre 2020).
  39. « Brigade de gendarmerie - Saint-Pierre-Église », sur service-public.fr (consulté le 4 septembre 2020).
  40. SDIS50, « Organisation » (consulté le 4 septembre 2020).
  41. a et b Insee, « Département de la Manche (50) - Dossier complet », Département de la Manche (consulté le 4 septembre 2020).
  42. « Terrain Moto Cross de Fermanville », sur mxcircuit.fr (consulté le 16 septembre 2020).
  43. Latitude Manche, « Sentier littoral : 23 étapes > 23 sites à découvrir ! » (consulté le 16 septembre 2020).
  44. « GR de Pays Val de Saire - Du Castel de la Mondrée à Barfleur », sur mongr.fr (consulté le 16 septembre 2020).
  45. Comité départemental de la randonnée pédestre de la Manche, « Le réseau de PR » (consulté le 16 septembre 2020).
  46. Diocèse de Coutances et Avranches, « Doyenné du Valognais » (consulté le 14 septembre 2020).
  47. Église protestante unie de France, « Cherbourg Nord Cotentin » (consulté le 9 septembre 2020).
  48. « Les 2 mosquées de la ville de CHERBOURG », sur trouvetamosquee.fr (consulté le 9 septembre 2020).
  49. « Liste complète des 1 Synagogues à Caen », sur alloj.com (consulté le 9 septembre 2020).
  50. « Ouest-France », sur Petit Futé (consulté le 30 novembre 2020).
  51. « La Presse de la Manche », sur Petit Futé (consulté le 30 novembre 2020).
  52. DDTM Manche, « Notice d’information du territoire "Petite Région Agricole du Val de Saire" », sur normandie.chambres-agriculture.fr (consulté le 11 octobre 2020).
  53. Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt Normandie – Agreste, « Orientation technico-économique des exploitations agricoles (OTEX) dominante par commune en 2010 » (consulté le 11 octobre 2020).
  54. INAO, « Produits bénéficiant d'une protection à Fermanville » (consulté le 11 octobre 2020).
  55. Office du tourisme du Cotentin, « Top Destinations », sur encotentin.fr (consulté le 11 octobre 2020).
  56. Office du tourisme du Cotentin, « Fermanville », sur encotentin.fr (consulté le 11 octobre 2020).
  57. a et b Conseil départemental de la Manche, « Fort du cap Lévi » (consulté le 12 octobre 2020).
  58. Conservatoire du Littoral, « Inauguration du gîte du Moulin Cardin à Fermanville », (consulté le 12 octobre 2020).
  59. Office du tourisme du Cotentin, « Surf & Bodyboard », sur encotentin.fr (consulté le 14 octobre 2020).
  60. Paroisse Notre-Dame des Champs, « Historique de l’église » (consulté le 14 octobre 2020).
  61. Cotentin Tourisme, « « Le saviez-vous » : le Cotentin, c’est la région des ports » (consulté le 14 octobre 2020).
  62. « Monument aux morts de Fermanville », sur memorialgenweb.org (consulté le 21 octobre 2020).
  63. (en) Commonwealth War Graves Commission, « Fermanville Churchyard » (consulté le 21 octobre 2020).
  64. Ouest-France, « VIDEO. « Moteur ! » Quand Jean-Pierre Mocky tournait un film dans la Manche » (consulté le 21 octobre 2020).
  65. L2TC.com - Lieux de Tournage Cinématographique, « La Boîte noire » (consulté le 21 octobre 2020).
  66. L2TC.com - Lieux de Tournage Cinématographique, « Les Corbeaux » (consulté le 21 octobre 2020).
  67. Allociné, « Milla – Secrets de tournage » (consulté le 21 octobre 2020).
  68. Normandie Images, « Meurtres en Cotentin » (consulté le 21 octobre 2020).
  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  6. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  7. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  8. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  9. « Fermanville: l'élection de Marcel Renouf invalidée », sur lamanchelibre.fr (consulté le 28 décembre 2020).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
Cet article est reconnu comme « article de qualité » depuis sa version du 15 janvier 2021 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.
La version du 15 janvier 2021 de cet article a été reconnue comme « article de qualité », c'est-à-dire qu'elle répond à des critères de qualité concernant le style, la clarté, la pertinence, la citation des sources et l'illustration.
What is wikifr.info Wiki est la principale source d'information sur Internet. Il est ouvert à tout utilisateur. Un wiki est une bibliothèque publique et multilingue.

La base de cette page est sur Wikipedia. Texte disponible sous CC BY-SA 3.0 Unported License.

Wikipedia® est une marque déposée de Wikimedia Foundation, Inc., une organisation à but non lucratif. wikifr.info est une société indépendante et non affiliée à la Wikimedia Foundation.

E-mail: ivanovalik@yahoo.com